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Échauffourées entre militants anti-Otan et policiers à Strasbourg

Un manifestant anti-Otan... (Photo: Reuters)

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Un manifestant anti-Otan

Photo: Reuters

Agence France-Presse
Strasbourg

Gaz lacrymogènes, abribus saccagés: des affrontements ont opposé jeudi à Strasbourg (est) police et militants anti-Otan, qui fourbissaient leurs armes à l'avant-veille d'une manifestation «monstre» prévue samedi contre le sommet de l'Alliance atlantique.

Près de leur «village autogéré», dans le sud de Strasbourg, entre 600 et 2000 militants, pour la plupart habillés en noir et cagoulés, ont défié les forces de l'ordre jeudi après-midi. La police a procédé à une centaine d'arrestations parmi ces anti-Otan qui cherchaient à se rendre au centre-ville.

Une dizaine d'arrêts d'autobus ont été cassés, des poubelles ont été incendiées. Selon la police, aucun blessé n'est à déplorer.

Ils sont environ 3000, venus de toute l'Europe et pour beaucoup rompus aux rendez-vous contestataires, à avoir installé leurs tentes depuis quelques jours dans ce camp, où les slogans antimilitaristes («La guerre, c'est la terreur», «Nato game over») et les drapeaux hostiles à l'Alliance atlantique fleurissent.

Au milieu du camp, un «GAME OVER» inscrit en grande lettres blanches à même le sol. Une message à l'adresse des hélicoptères qui, selon les «antis», ont survolé à plusieurs reprises le camp, au grand dam des résidents.

Dans la nuit de mardi à mercredi, de brèves échauffourées ont opposé les forces de l'ordre aux résidents, ces derniers se disant excédés par ces survols et les contrôles d'identité «arbitraires».

Les rapports avec la presse y sont tendus : chaque incursion de journalistes fait l'objet de négociations plus ou moins âpres et plusieurs militants refusent d'être filmés ou pris en photo tandis que d'autres exigent d'être masqués devant les caméras.

Jour après jour, le camp fait le plein. Près de 3.000 personnes jeudi, «c'est deux fois plus que ce qu'on attendait», se réjouit Ben, du réseau Dissent qui a appelé sur son site internet à faire du sommet un «désastre».

«Ca prouve qu'il y a de plus en plus de gens qui veulent changer le système», explique le jeune homme.

En écho, Meriadeg, Parisien de 44 ans, affirme qu'il faut «changer l'Etat». Vêtu de noir, mitaines de cuir aux mains, ce vieux routier des contre-sommets peste contre l'Alliance, «résurgence de l'ensemble planétaire de l'industrie militaire» et fustige ses «labos de mort» qui «expérimentent de nouvelles armes, comme par exemple à Gaza».

Loin des médias, plusieurs actions de «block Nato training» sont organisées et un mémo juridique rédigé par une «legal team» rassemblant militants et avocats est distribué aux manifestants en cas d'interpellation.

Ben explique que «des blocages sur cinq ou six points différents mais tous centraux vont être menés» afin de perturber le sommet. Interrogé, le jeune homme refuse d'en dire plus.




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