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Athènes: un jeune tué par la police provoque les émeutiers

La façade de ce commerce a complètement été... (Photo: Reuters)

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La façade de ce commerce a complètement été brûlée par des émeutiers.

Photo: Reuters

Agence France-Presse
Athènes

Façades de commerces et de banques brûlées, voitures incendiées, le centre d'Athènes était couvert de fumée et restait bouclé dimanche après la mort d'un adolescent de 15 ans tué par la police, qui a provoqué des affrontements entre jeunes et policiers.

Sur la rue piétonnière d'Ermou, dans le centre de la capitale grecque, des dizaines de magasins des vêtements étaient endommagés, leurs vitres ayant volé en éclats tandis que des pompiers et les propriétaires des boutiques essayaient de nettoyer les lieux et d'évaluer les dégâts. «Aucun incident ne justifie cette catastrophe (...), c'est comme un champ de bataille, ça sent la fumée partout (...)», a déploré Yiorgos Sakalis, propriétaire d'un magasin d'habillement au bout de la rue.

En face, cinq véhicules des pompiers étaient toujours stationnés dimanche en début d'après-midi tandis que de nombreux policiers étaient présents sur les lieux.

Des dizaines d'Athéniens, en famille, sillonaient Ermou, où l'ambiance festive précédant Noël était ternie par les incidents de la nuit.

«C'est inadmissible et incompréhensible, juste avant les fêtes de provoquer tant de dégâts», a déclaré un passant Michalis Géorgiadis, 52, qui regardait avec stupeur les façades incendiées de magasins à la mode.

«On avait jamais eu autant de dégâts sur la rue Ermou, heureusement que l'on est assuré (...)», a indiqué M. Sakalis.

Cherchant son chemin sur un plan de la ville, Martin Lewis, un touriste britannique observait la portion de la rue Ermou proche de la place Syntagma et du Parlement, où les commerces ont échappé à la destruction.

«Je suis arrivé à Athènes pour le week-end, j'ai appris qu'il y a eu des incidents, ça arrive (...), ça ne me fait pas peur; je regrette plutôt que le site de l'Acropole soit fermé en raison d'une grève des employés du ministère de la Culture», a-t-il dit.

À deux kilomètres d'Ermou, dans le quartier d'Exarchia, où un policier a tué par balles samedi soir Andréas Grigoropoulos, un jeune de 15 ans, la fumée était omniprésente et l'odeur âcre des gaz lacrymogènes flottait dans l'air.

Près de l'école polytechnique où des jeunes masqués par des foulards étaient retranchés, les façades de plusieurs succursales de banques étaient défoncées et des carcasses fumantes de voitures incendiées bloquaient les rues.

Dans ce quartier aussi, les vitrines de nombreux magasins ont été détruites et leurs marchandises pillées.

La victime faisait partie d'un groupe d'une trentaine de jeunes qui avaient lancé samedi soir des pierres et divers objets contre un véhicule transportant deux policiers. L'un d'eux est sorti du véhicule et a fait feu en direction de l'adolescent, touché par trois balles.

Dès l'annonce de sa mort, des centaines de manifestants, pour la plupart des habitants du quartier d'Exarchia sont descendus dans les rues pour protester; Des affrontements entre des groupes de jeunes et des policiers se sont poursuivis jusqu'à dimanche matin dans le centre.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour riposter aux jeunes qui jetaient des pierres contre des banques et des magasins.

Le centre d'Athènes était encore bouclé dimanche en vue d'une manifestation prévue en début après-midi à l'appel des groupements de gauche et de défense des droits de l'homme.

 




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