(Washington) L’ancien diplomate américain Bill Richardson s’est dit dimanche « optimiste » au sujet des négociations visant à libérer la vedette américaine du basket féminin Brittney Griner, détenue en Russie, lors d’un potentiel échange de prisonniers à « deux contre deux ».  

Publié le 7 août
Agence France-Presse

Considérée comme l’une des meilleures joueuses de basket au monde, Brittney Griner, 31 ans, a été condamnée la semaine dernière à 9 ans de détention par un tribunal russe dans une affaire controversée de « trafic de drogues », provoquant une vague d’indignation aux États-Unis, notamment dans le monde du sport.  

« Je suis optimiste. Je pense qu’elle va être libérée, elle a la bonne stratégie de contrition », a indiqué M. Richardson, spécialisé dans les missions délicates pour obtenir la libération de ses compatriotes, lors d’un entretien sur la chaîne ABC.

« Il y aura un échange de prisonniers, mais je pense que ça sera plutôt deux contre deux, notamment avec Paul Whelan », ancien soldat américain qui purge une peine de 16 ans de prison en Russie pour « espionnage », a-t-il fait savoir.  

Ces lourdes peines ouvrent la voie à un possible échange de prisonniers entre Moscou et Washington bien que les relations diplomatiques entre les deux pays soient extrêmement tendues depuis l’invasion russe de l’Ukraine.  

Vendredi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a assuré que la Russie était « prête » à discuter d’un échange et le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a déclaré que les États-Unis allaient « continuer » à en discuter avec Moscou.

Washington avait déjà annoncé la semaine dernière avoir fait une offre « conséquente » et « sérieuse » à la Russie pour obtenir le retour de Mme Griner et de Paul Whelan.  

Selon plusieurs médias américains, il s’agirait d’échanger un célèbre trafiquant d’armes russe détenu aux États-Unis, Viktor Bout.  

Mais la déclaration de Bill Richardson soulève des questions quant à l’identité d’un potentiel deuxième prisonnier russe.

Ex-ambassadeur, ministre et gouverneur, M. Richardson s’est depuis reconverti dans les missions délicates pour obtenir la libération d’Américains détenus par « des régimes hostiles ».  

Cet homme politique massif aux cheveux noirs, parfois surnommé l’Indiana Jones de la diplomatie américaine, avait participé notamment à des discussions à propos de l’ancien Marine américain Trevor Reed, prisonnier en Russie, et libéré en avril en échange du citoyen russe Konstantin Iarochenko.