(San José) La star déchue des biotechnologies Elizabeth Holmes, jugée pour fraude, a assuré lundi aux jurés qu’elle avait cru en sa technologie de diagnostic sur la base des retours et encouragements de chercheurs, alors qu’elle est accusée d’avoir dissimulé les problèmes pour arnaquer les investisseurs.

Glenn CHAPMAN Agence France-Presse

La fondatrice de la start-up Theranos risque de passer des dizaines d’années en prison si elle est condamnée pour fraude.  

Ses appareils de diagnostic sanguins n’ont jamais fonctionné comme prévu, mais en 2014, avant que le scandale n’éclate, sa fortune était estimée à 3,6 milliards de dollars par Forbes.

D’après des retours de scientifiques, « nous étions sur la bonne voie pour accomplir nos objectifs », a-t-elle déclaré à propos d’une machine qui combinait de la robotique, un logiciel et des capteurs pour analyser des échantillons de sang.

Theranos cherchait à rendre les analyses sanguines plus faciles et plus rapides. Sa technologie devait permettre de réaliser toutes sortes de diagnostics complexes en ne prélevant que quelques gouttes de sang.

La quatrième version de la machine en cours de développement « pouvait réaliser n’importe quelle analyse sanguine », selon les rapports qu’elle avait reçus, a insisté Elizabeth Holmes.

Son procès s’est ouvert en septembre. La charismatique ex-dirigeante a pris la parole pour la première fois vendredi, se décrivant comme une innovatrice ayant dépensé ses économies et quittée la prestigieuse Université de Stanford pour réaliser sa vision.

Elle a lancé Theranos en 2003, à l’âge de 19 ans, et réussi à convaincre des investisseurs renommés (comme Rupert Murdoch et l’ancien homme d’État Jim Mattis) et des partenaires que son idée pouvait révolutionner le fonctionnement de l’industrie de la santé.