(Rome) Le sommet du G20 à Rome a « montré la puissance de l’Amérique quand elle s’engage », a affirmé le président américain Joe Biden lors d’une conférence de presse dimanche soir.

Agence France-Presse

« Ce que nous avons vu ici, c’est le pouvoir de l’Amérique quand elle s’engage et travaille avec nos alliés partenaires sur les problèmes », a-t-il affirmé. « Rien ne remplace les négociations en face à face pour la coopération mondiale ».

Le président américain en a profité pour critiquer ses grands rivaux, les présidents russe et chinois, qui ne sont pas venus à Rome. « La Russie et la Chine ne se sont simplement pas montrées » quand il s’est agi de « prendre des engagements pour le climat », leur a-t-il reproché.

Le G20 n’en a pas moins produit selon lui des résultats « tangibles » sur le climat, l’économie et la pandémie. « Je crois que nous avons réalisé des progrès tangibles, en partie grâce à la détermination que les États-Unis ont amenée à la table » des discussions, a-t-il estimé.

Beaucoup d’ONG et même de responsables politiques ont estimé que le G20 n’était pas allé assez loin, en particulier dans la lutte contre le changement climatique.

Le président américain Joe Biden a aussi exprimé dimanche à Rome l’espoir que ses gigantesques plans d’investissement soient votés par le Congrès « d’ici la fin de la semaine prochaine ».

« Je crois que nous verrons d’ici la fin de la semaine prochaine qu’il est voté », a-t-il déclaré à propos de son programme. Il a toutefois ajouté : « nous verrons ».

Joe Biden veut dépenser des milliers de milliards de dollars pour rénover les infrastructures américaines, mais aussi pour des aides à l’éducation et aux familles, ou dans des projets pour le climat.

Malgré des semaines de négociations, il n’a toujours pas décroché le feu vert du Congrès américain, en raison de divergences au sein du camp démocrate, le sien.

Joe Biden, dont la cote de confiance n’en finit pas de s’enfoncer, joue quasiment l’avenir de son mandat sur ces plans censés améliorer la vie de la classe moyenne et doper la compétitivité américaine, face notamment à la grande rivale qu’est la Chine.