Certaines écoles aux États-Unis envisagent d’assouplir leurs règles concernant le port du masque, mais les décès à l’échelle nationale ont augmenté au cours des dernières semaines, certains hôpitaux ruraux sont près du point de rupture et le froid s’installe.

Lindsay Whitehurst Associated Press

Le nombre de nouveaux cas à l’échelle nationale est en chute libre depuis que la montée subite du variant Delta a culminé à la mi-septembre. Les États-Unis enregistrent en moyenne environ 73 000 nouveaux cas par jour, soit moins de la moitié des près de 173 000 enregistrés le 13 septembre. Et le nombre d’Américains hospitalisés avec la COVID-19 a glissé d’environ la moitié à 47 000 depuis début septembre.

En Floride, l’obligation de porter le masque du comté de Miami-Dade pourrait être assouplie d’ici la fin octobre si les données encourageantes se maintiennent. Une école secondaire à l’extérieur de Boston est devenue la première du Massachusetts à rendre les masques facultatifs après avoir atteint le seuil de vaccination fixé par l’État. Avec environ 95 % des personnes admissibles qui sont vaccinées à l’école Hopkinton High, les dirigeants de l’établissement ont voté pour permettre aux élèves et au personnel vaccinés de ne pas porter de masque pendant une période d’essai de trois semaines à partir du 1er novembre.

Pourtant, il existe des indicateurs inquiétants, notamment l’arrivée du froid, qui envoie les gens à l’intérieur, où le virus peut se propager plus facilement.

L’obligation du port du masque étant réduite dans une grande partie des États-Unis, l’influent modèle de prévision de la COVID-19 de l’Université de Washington prédit une augmentation des infections et des hospitalisations en novembre.

De plus, les décès quotidiens liés à la COVID-19 ont recommencé à monter après une baisse qui a commencé fin septembre. Les décès sont d’environ 1700 par jour, contre près de 1500 il y a deux semaines.

Dans le Wyoming, peu peuplé, qui a un des taux de vaccination les plus bas du pays, les hôpitaux ont admis plus de patients qu’à tout autre moment de la pandémie.

« C’est comme une zone de guerre », a déclaré le Dr Mark Dowell, responsable de la santé publique, à un conseil de santé du comté au sujet de la situation au Wyoming Medical Center, a rapporté le Casper Star Tribune. « L’unité de soins intensifs est débordée. »

La grande majorité des patients hospitalisés dans le Wyoming n’ont pas reçu le vaccin, et le taux de vaccination de l’État n’est que d’environ 43 %. Seule la Virginie-Occidentale se classe plus bas.

Dans le Minnesota rural, un homme a attendu deux jours pour un lit aux soins intensifs et est décédé plus tard. Bob Cameron, 87 ans, s’était rendu à l’hôpital de sa ville natale à Hallock avec de graves saignements gastro-intestinaux et la COVID-19. Les autorités cherchent de l’espace dans un centre plus grand.

Les hémorragies ont épuisé les réserves de sang de l’hôpital et des agents de police ont dû rouler 200 kilomètres pour aller chercher de nouvelles unités sanguines, mais son état s’est aggravé après l’opération et il est décédé le 13 octobre, a rapporté le Minneapolis Star Tribune.

« Nous ne pouvons pas dire avec certitude, bien sûr, que s’il était arrivé plus tôt dans un lit de soins intensifs, il aurait survécu, mais nous pensons simplement qu’il l’aurait fait », a déclaré la petite-fille de Cameron, Janna Curry.

Au cours d’une période de trois semaines ce mois-ci, les hôpitaux ruraux du Minnesota ont soigné plus de patients atteints de la COVID-19 que ceux du principal centre urbain de l’État, Minneapolis et Saint Paul.

La pression exercée sur les hôpitaux du Colorado a forcé un deuxième comté à rétablir l’obligation du port du masque à l’intérieur la semaine dernière, a rapporté le Denver Post. Près de 80 % des patients atteints de la COVID-19 dans les hôpitaux du Colorado ne sont pas vaccinés.