(Baltimore) Le président américain Joe Biden a exprimé mardi un optimisme prudent sur la possibilité d’un accord au Congrès pour faire passer son ensemble de réformes sociales et d’infrastructures, laissant de côté cependant une hausse annoncée des impôts sur les entreprises.

Agence France-Presse

« Je le pense », a répondu Joe Biden sur CNN à la question de savoir si les démocrates étaient proches d’un accord au Congrès.  

Le président américain était en direct sur scène à Baltimore, ville ouvrière proche de la capitale Washington, pour échanger avec des électeurs sur ses plans d’investissements.

Selon lui, les démocrates pour l’instant divisés doivent résoudre « encore quatre ou cinq points problématiques », « mais je pense que nous pouvons y parvenir », a-t-il ajouté.

Joe Biden a cependant préféré ne pas s’avancer sur un calendrier précis, restant vague quant à la probabilité que le compromis soit trouvé avant son départ dans huit jours pour l’Europe, où il doit participer à un sommet du G20 à Rome puis à la COP26 de Glasgow sur le changement climatique.

Le président américain avait appelé le Congrès mercredi à voter ses plans d’investissements qui doivent « profondément changer » l’Amérique et dont les montants ont été rabotés pour tenter de rassembler toutes les franges du parti démocrate.

Il a ainsi mené cette semaine des négociations intensives avec des élus réticents à apporter leur voix et au cours desquelles il a consenti à diminuer drastiquement les dépenses consacrées aux mesures sociales et au climat.

Joe Biden voulait au départ faire voter un programme de 3500 milliards de dollars sur 10 ans pour améliorer la prise en charge de la santé, de l’éducation et de la petite enfance. Au cours des discussions entre démocrates, ce montant a été ramené à environ 2000 milliards.

L’autre programme de 1200 milliards de dollars porte sur des investissements pour moderniser les infrastructures.

Élément clé du financement de ses mesures, la hausse des impôts pour les ménages les plus riches et les entreprises ne fera sans doute plus partie du projet de loi.

« Je ne pense pas que nous pourrons obtenir » ces hausses d’impôts, a affirmé Joe Biden qui fait principalement face à la réticence sur le sujet de la sénatrice centriste de l’Arizona Kyrsten Sinema.

Avec le sénateur de Virginie-Occidentale Joe Manchin, les deux élus démocrates possèdent l’équivalent d’un droit de véto sur le projet au regard de la majorité extrêmement fine du parti de Joe Biden à la chambre haute du Congrès.