(Washington) Les autorités de l’État d’Oklahoma ont fixé au 18 novembre l’exécution d’un condamné à mort, dont la culpabilité suscite de tels doutes que le bureau des grâces de l’État a conseillé de commuer sa peine.

Agence France-Presse

Julius Jones, un Afro-Américain de 41 ans, a été condamné en 2002 à la peine capitale pour le meurtre d’un homme d’affaires blanc qu’il a toujours nié.

Il assure avoir été piégé par l’auteur du crime, avoir été mal défendu par ses premiers avocats, et avoir fait l’objet de discrimination lors du procès.  

Son dossier a fait l’objet d’une série documentaire et d’un podcast et il est soutenu par de nombreuses associations et des personnalités comme Kim Kardashian, convaincues de son innocence.

Il a perdu tous ses recours en justice, mais le bureau des grâces de l’Oklahoma a recommandé la semaine dernière de commuer sa peine en rétention à la perpétuité.

La décision est désormais entre les mains du gouverneur républicain Kevin Stitt qui a dit vouloir examiner avec attention son dossier.

Sans attendre qu’il se prononce, la cour criminelle d’appel de l’État a fixé lundi sept dates d’exécution, dont le 18 novembre pour Julius Jones, a fait savoir son avocate Amanda Bass.

« L’Oklahoma ne doit pas autoriser l’exécution d’un innocent », a-t-elle déclaré dans un communiqué, en espérant que le gouverneur commue sa peine avant cette échéance.

L’Oklahoma n’a procédé à aucune exécution au cours des six dernières années.  

Elle avait suspendu l’application de la peine de mort suite à deux exécutions « ratées » : en 2014, Clayton Lockett avait succombé dans d’apparentes souffrances 43 minutes après le début de l’injection létale. En 2015, Charles Warner s’était plaint que son « corps brûle » avant de s’éteindre, les bourreaux ayant utilisé un produit non conforme.