(Washington) Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a rencontré lundi à Washington la cheffe de file en exil de l’opposition biélorusse, Svetlana Tikhanovskaïa, qui a demandé à Washington d’accentuer la pression sur le régime qu’elle accuse d’avoir truqué les élections de 2020.

Agence France-Presse

« Je l’ai remercié de son soutien aux aspirations démocratiques biélorusses », a tweeté Mme Tikhanovskaya, après son entretien avec le chef de la diplomatie américaine.

« J’ai exhorté [les États-Unis] à renforcer leur aide à notre société civile, à accentuer leur pression économique et politique sur le régime, et à appeler la Russie à jouer un rôle constructif pour résoudre la crise », a-t-elle ajouté.

Le patron du département d’État, en une marque de soutien à l’opposante en exil, s’est joint à une rencontre entre Mme Tikhanovskaïa et la numéro trois de la diplomatie américaine, Victoria Nuland, connue pour ses prises de position très critiques de Moscou.

Blinken et Tikhanovskaïa « ont discuté de la répression en cours », imposée par le président Alexandre Loukachenko, a affirmé le porte-parole du département d’État Ned Price.

Les États-Unis « poursuivront [leurs] efforts pour se tenir aux côtés du peuple biélorusse et leurs aspirations en matière de droits humains, de démocratie, et leurs aspirations euroatlantiques plus larges », a-t-il déclaré à la presse.

Svetlana Tikhanovskaïa, femme au foyer entrée en politique après l’emprisonnement de son mari et qui affirme avoir remporté l’élection de 2020, est arrivée dimanche aux États-Unis.

En plus d’Antony Blinken et Victoria Nuland, elle doit rencontrer de hauts responsables de la Maison-Blanche mardi.

« Le monde entier a été impressionné par le peuple de la Biélorussie, dont la meneuse de l’opposition Svetlana Tikhanovskaïa, qui continue à réclamer avec courage un rôle dans l’avenir de son pays, bravant une cruelle répression », a dit un haut responsable de l’administration américaine.

Les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont imposé des sanctions communes en Biélorussie le mois dernier après le déroutement d’un vol de la compagnie Ryanair ayant permis l’arrestation d’un journaliste et opposant.

Depuis des mois, le régime d’Alexandre Loukachenko emprisonne à tout-va opposants, journalistes et militants pour mater définitivement la contestation née de sa réélection – jugée frauduleuse – à un cinquième mandat en août 2020.