(Washington) Un couple d’Américains qui avait brandi des armes devant des manifestants antiracistes il y a un an, a plaidé coupable jeudi devant un tribunal pour clore un dossier très médiatisé.

Agence France-Presse

Patricia McCloskey a plaidé coupable de « harcèlement » et a été condamnée à 2000 dollars d’amende, son mari Mark a reconnu avoir commis une « agression mineure » et a écopé d’une peine de 750 dollars, a précisé à l’AFP Tom Gross, le porte-parole du tribunal de St. Louis, dans le Missouri.

Ils s’évitent ainsi un procès et des peines plus lourdes, qui auraient pu être assorties de l’interdiction de posséder des armes à feu.

En juin 2020, alors que les États-Unis étaient traversés par une immense mobilisation contre les violences policières et le racisme, ce couple d’avocats, tous les deux blancs et sexagénaires, avait défrayé la chronique en pointant leurs armes vers des manifestants pacifiques pour les éloigner de leur riche propriété.

La vidéo, les montrant pieds nus sur le perron de leur maison, avec un fusil semi-automatique pour lui et une arme de poing pour elle, était devenue virale. Donald Trump, alors président, l’avait retweetée sans commentaires.

La toile s’était déchirée entre les détracteurs du couple, érigé en symbole des Américains blancs privilégiés et racistes, et leurs défenseurs, pour qui il s’agissait d’honnêtes citoyens obligés de défendre leur propriété face au désordre ambiant.

PHOTO JIM SALTER, ASSOCIATED PRESS

Patricia McCloskey et Mark McCloskey

M. et Mme McCloskey avaient été parmi les invités d’honneur de la convention nationale républicaine, l’été suivant, et lui a récemment déclaré être candidat à la primaire républicaine pour un poste de sénateur dans le Missouri.

« Quand la foule en colère est venue détruire ma maison et tuer ma famille, je me suis élevé contre elle », avait-il déclaré dans la vidéo annonçant sa campagne. « Je ne renoncerai jamais ! »