(Washington) Les restrictions imposées pour lutter contre la propagation du coronavirus seront largement levées à Washington le 21 mai et totalement éliminées le 11 juin en réponse à la baisse du nombre de cas et de décès, a annoncé lundi la maire de la capitale fédérale américaine.

Agence France-Presse

À mesure que la campagne de vaccination avance aux États-Unis, la retour à la « normale » s’amorce à travers le pays.

Trop tôt pour aller dans les bars

Dès le 21 mai, les limites imposées à la plupart des « activités publiques et commerciales » à Washington — nombre de personnes autorisées et horaires — seront largement levées mais elles resteront en vigueur pour les bars, boîtes de nuits, grandes salles de concert et stades.

« Le 11 juin, nous serons en mesure de relancer totalement les activités », a annoncé la maire Muriel Bowser lors d’une conférence de presse.

Les restaurants sont déjà ouverts à Washington, mais la capacité d’accueil en intérieur est limitée, et une table en terrasse ne peut accueillir que jusqu’à 10 personnes.

Plusieurs musées de la capitale rouvriront dès le 14 mai.

Même après la levée des restrictions, les masques resteront obligatoires en intérieur.

Avec plus de 32 millions de cas et 581 000 décès officiellement enregistrés, les États-Unis sont le pays le plus touché par la pandémie en valeur absolue.

60 % des adultes en ville sont vaccinés

Depuis janvier, les contaminations et les décès ont toutefois chuté à mesure que la campagne de vaccination était menée au pas de charge.

À Washington, plus de 60 % de la population âgée de plus de 16 ans a reçu au moins une dose de vaccin, selon le Washington Post, et plus de 220 000 de ses quelque 700 000 habitants ont été totalement vaccinés.

Le taux d’infections quotidiennes a plongé dans la capitale américaine jusqu’à son niveau le plus bas depuis dix mois, avec moins de sept cas pour 100 000 habitants contre plus de 45 lors du pic de janvier.

Le président Joe Biden a fixé comme objectif que 70 % des adultes aux États-Unis aient reçu au moins une dose avant la fête nationale du 4 juillet, mais la campagne de vaccination ralentit à mesure qu’il s’agit d’atteindre les plus sceptiques ou indifférents.