(Minneapolis) Le procès de Derek Chauvin, accusé du meurtre de George Floyd, est entré dans une nouvelle phase mardi, avec la convocation du premier témoin de la défense.

Agence France-Presse

Après deux semaines consacrées à l’exposé des faits par l’accusation, l’avocat du policier Derek Chauvin a fait venir à la barre un policier à la retraite, qui avait interpellé George Floyd un an avant le drame.

Ce témoignage a seulement été accepté par le juge Peter Cahill « dans le but limité de montrer les effets que l’ingestion d’opiacés peut avoir ou pas sur le bien-être physique de George Floyd », a souligné le magistrat en s’adressant aux jurés.

Le 6 mai 2019, Scott Creighton avait interpellé et menotté le quadragénaire alors qu’il était passager d’une voiture. Un bref extrait de la vidéo enregistrée par la caméra-piéton de l’agent a montré George Floyd manifestement agité, mais qui obéit finalement aux ordres des policiers et sort de la voiture sans opposer de résistance.

« Il n’arrêtait pas de se tourner vers le siège conducteur alors que je lui ordonnais de me montrer ses mains », a expliqué Scott Creighton.

Après son interpellation, il avait été examiné par une secouriste, Michelle Moseng, appelée ensuite à la barre.

George Floyd lui avait alors expliqué avoir consommé des narcotiques peu avant son arrestation. Initialement réticent à être emmené à l’hôpital, il avait finalement accepté, a-t-elle dit, alors qu’il ne semblait pas avoir de problèmes de santé. Il avait été hospitalisé par précaution et était resté sous surveillance pendant quelques heures.