(Washington) Un porte-parole de Joe Biden a été suspendu vendredi pour une semaine après avoir, lors d’un échange téléphonique, menacé une journaliste et tenu des propos sexistes à son égard.

Publié le 12 févr. 2021
Agence France-Presse

TJ Ducklo, 32 ans, qui faisait partie de l’équipe de campagne de Joe Biden, a rejoint la Maison-Blanche, devenant l’un des adjoints de Jen Psaki, porte-parole de l’exécutif américain.

« Je vais vous détruire », aurait-t-il notamment déclaré à cette journaliste de Politico, Tara Palmeri, selon le récit de l’incident fait par Vanity Fair.

Cette dernière l’avait contacté pour l’interroger sur sa relation intime avec une autre journaliste, Alexi McCammond du site Axios, et les questions éthiques que cela pourrait soulever.

« TJ Ducklo s’est excusé auprès de la journaliste avec laquelle il a eu une conversation houleuse concernant sa vie personnelle », a réagi Mme Psaki.

PHOTO EVAN VUCCI, AP

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki

« Il est le premier à reconnaître que son comportement n’était pas à la hauteur des standards fixés par le président », a-t-elle ajouté.

Le jour même de son arrivée à la Maison-Blanche, Joe Biden avait publiquement averti ses équipe qu’il ne tolérerait aucun dérapage.

« Je ne plaisante pas quand je dis cela : si vous travaillez avec moi et que je vous entends traiter un collègue avec manque de respect, ou être méprisant, je vous promet que je vous virerai sur le champ », avait-il lancé.

Interrogée lors de son point de presse quotidien sur le décalage entre cette promesse présidentielle et la sanction relativement clémente — une semaine de suspension — décidée à l’encontre de son adjoint, Jen Psaki a esquivé.

« Cela n’arrivera plus. Et cela ne sera pas toléré à la Maison-Blanche », a-t-elle répondu.