(Washington) Le président américain Joe Biden effectue mercredi sa première visite au Pentagone sur fond de vifs débats sur l’extrémisme au sein de l’armée après la participation de nombreux militaires en civil et anciens combattants dans l’assaut contre le Capitole.

Publié le 10 févr. 2021
Agence France-Presse

Joe Biden est le premier président depuis 40 ans dont un enfant (Beau Biden, décédé d’un cancer en 2015) a servi sous les drapeaux. « Il a une connexion personnelle avec l’armée, son rôle, son importance », a souligné sa porte-parole Jen Psaki.

Attendu en début d’après-midi, il sera accueilli par le nouveau ministre de la Défense Lloyd Austin, premier Afro-Américain à diriger le Pentagone.

La nomination de ce général de l’armée de Terre à la retraite, qui a notamment combattu en Irak et en Afghanistan avant de diriger le commandement central de l’armée américaine (Centcom), a été approuvée fin janvier par le Sénat à une écrasante majorité.

« Cette visite prend un relief particulier durant le ‘Black History Month’ » (mois désigné de célébration de l’Histoire des Afro-Américains aux États-Unis), a souligné la porte-parole de l’exécutif américain. « Plus de 40 % de nos forces sont des hommes et femmes de couleur et le président rendra hommage à la riche histoire des militaires afro-américains », a-t-elle ajouté.

Joe Biden, qui doit s’exprimer à 14 h 50, devrait en particulier aborder la question de l’extrémisme et du racisme au sein de l’armée américaine.

« Les activités auxquelles nous avons assisté récemment dans nos rangs, en matière de comportements potentiellement racistes ou extrémistes, sont à mon avis absolument inacceptables », avait déclaré M. Austin peu avant sa prise de fonction.

« La tâche du ministère de la Défense est de protéger l’Amérique de nos ennemis, mais nous ne pouvons pas la mener à bien si certains de ces ennemis se cachent dans nos rangs », avait-il ajouté.