(Hong Kong) Pékin a comparé lundi le secrétaire d’État américain sortant Mike Pompeo à « une mante religieuse » après de nouvelles sanctions visant des responsables chinois ou hongkongais à la suite d’un vaste coup de filet contre des militants pro-démocratie du territoire semi-autonome.

Agence France-Presse

Mike Pompeo, un faucon qui ne manque jamais une occasion de dénoncer la Chine, a consacré ses derniers jours à la tête de la diplomatie américaine à prendre des mesures contre Pékin.

Vendredi, les États-Unis ont imposé des sanctions à l’encontre de six responsables chinois ou hongkongais, parmi lesquels le seul représentant de l’ex-colonie britannique au sein du comité permanent du Parlement chinois.  

Ils ont pris cette mesure en réponse à la récente arrestation de 55 militants et anciens élus pro-démocratie au nom de la loi sur la sécurité nationale.

« L’évolution de Hong Kong, qui est passée du chaos à la stabilité est irréversible », a affirmé lundi le Bureau des affaires de Hong Kong et Macao à Pékin.

« Des personnes comme Pompeo ne sont rien d’autre que des mantes religieuses ridicules qui essaient en vain d’arrêter le cours de l’histoire ».

La métaphore fait référence à une expression chinoise qui moque une mante religieuse tentant d’arrêter un char avec ses pattes.

Qualifiant les sanctions américaines de « ruse politique » employée « quand toutes les autres ruses sont épuisées », le bureau a exhorté M. Pompeo à « mettre fin au spectacle », faisant ainsi référence à la fin mercredi de l’administration du président Donald Trump.

Samedi, l’exécutif hongkongais a critiqué ces sanctions « insensées, éhontées et méprisables », fait part de « sa plus grande colère » et dénoncé ces « mesures coercitives » qui représentent la dernière tentative de Washington d’intervenir dans les affaires intérieures de la Chine.

Hong Kong a été secouée en 2019 par sept mois d’immenses et souvent violentes manifestations en faveur de la démocratie.


La Chine a mis fin au mouvement en imposant notamment l’an dernier au centre financier une loi draconienne sur la sécurité nationale.  

Au moins 90 personnes ont été arrêtées en vertu de cette législation alors que de nombreuses autres sont accusées d’avoir participé à des manifestations ou d’avoir promu la démocratie.  

Les États-Unis avaient déjà imposé des sanctions contre onze dirigeants hongkongais, dont la cheffe de l’exécutif Carrie Lam.