(Washington) Une cour d’appel fédérale a ouvert la voie à l’exécution de la seule femme condamnée à mort avant que le président élu Joe Biden prenne ses fonctions.

Michael Balsamo
Associated Press

Trois juges de la Cour d’appel des États-Unis pour le circuit du District de Columbia ont conclu qu’un tribunal inférieur avait commis une erreur en annulant la date d’exécution de Lisa Montgomery, la semaine dernière.

Le juge Randolph Moss du tribunal de district des États-Unis avait statué que le ministère de la Justice avait illégalement avancé la date de l’exécution de Montgomery. Il avait annulé un ordre du directeur du Bureau des prisons fixant la mort de la détenue au 12 janvier.

Montgomery devait être mise à mort au Complexe correctionnel fédéral de Terre haute, dans l’Indiana, en décembre. Le juge Moss avait retardé l’exécution après que les avocats de la détenue eurent contracté la COVID-19 en la visitant. Ils avaient demandé de prolonger le délai pour déposer une requête en grâce.

Le juge Moss a conclu que le Bureau des prisons ne pouvait même pas reporter l’exécution de Montgomery au moins jusqu’au 1er janvier. Mais la Cour d’appel a refusé d’accepter ses conclusions.

Meaghan VerGow, une avocate de Montgomery, a indiqué que son équipe juridique demanderait à la Cour d’appel un examen complet de l’affaire. Selon elle, Montgomery ne devrait pas être exécutée le 12 janvier.

Montgomery a été reconnue coupable du meurtre de Bobbie Jo Stinnett, une femme âgée de 23 ans, dans la ville de Skidmore, au nord-ouest du Missouri en décembre 2004. Elle a utilisé une corde pour étrangler sa victime qui était enceinte de huit mois, avant de détacher le fœtus de l’utérus et de tenter de faire passer le bébé pour sien, ont indiqué les procureurs.

Les avocats de Montgomery ont soutenu que leur client souffrait de graves problèmes mentaux.

Joe Biden s’oppose à la peine de mort. Il cherchera à mettre un terme aux exécutions lorsqu’il deviendra officiellement le président des États-Unis, le 20 janvier, a fait savoir son porte-parole TJ Ducklo.