(Washington) La Maison-Blanche a publié jeudi son rapport économique annuel qui, en pleine campagne électorale, vante les succès du président Donald Trump, et assure que la croissance concerne également les Américains « oubliés » par l’administration de son prédécesseur Barack Obama.

Agence France-Presse

« Les Américains auparavant oubliés ne le sont plus », s’enorgueillit le président républicain dans l’introduction de ce rapport.

L’administration se targue d’un taux de chômage historiquement bas, à 3,6 % actuellement, et du retour à l’emploi de ceux qui s’en étaient éloignés.

Le bas niveau de chômage masque toutefois le fait que de très nombreux travailleurs doivent cumuler plusieurs emplois pour avoir un salaire décent.

Donald Trump se flatte également que « ces résultats ne (soient) pas un accident », et veut ainsi balayer les critiques selon lesquelles,  à une période de récession – comme ont connu les États-Unis après la crise financière de 2008 – succède une période d’expansion, puis un ralentissement de la croissance.

« De nombreux économistes tablaient sur une croissance ralentie (à partir de 2016), alors que nous l’avons accélérée », s’est ainsi félicité lors d’un entretien téléphonique Tomas Philipson, directeur du Council of Economic Advisors, qui réunit les économistes de la Maison-Blanche.

« L’économie Trump a brisé ces projections dans à peu près toutes les dimensions », a-t-il salué.

La Maison-Blanche table désormais sur une inflation annuelle de 2 % d’ici 2022, et un taux de chômage inférieur ou égal à 4 %.

Elle vise également une croissance annuelle moyenne de 2,9 % de 2019 à 2030, ce qui n’a jamais été le cas dans l’histoire récente des États-Unis.

Pour 2020, le FMI table sur 2 % de croissance.

La hausse du PIB était de 1,5 % en 2016, dernière année de l’ère Obama. Elle a atteint 2,4 % en 2017 et 2,9 % en 2018, année où l’économie a profité de fortes réductions d’impôt, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises, et des augmentations budgétaires, notamment militaires.

Elle a ralenti à 2,3 % l’an passé en raison de la guerre commerciale avec la Chine, et demeure loin des 3 % promis par Donald Trump.

Le budget 2021 de l’administration Trump, présenté le 10 février, repousse l’équilibre à 2035, au lieu de 2030.