(Detroit) Des militants pro-Trump continuaient à contester les résultats du vote postal dans la plus grande ville du Michigan, jeudi matin, plusieurs heures après que l’opération ait pris fin.

Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

Plusieurs dizaines de personnes s’étaient donné rendez-vous devant le Centre des congrès de Detroit, qui servait de centre de dépouillement jusqu’à mercredi soir. Ils brandissaient des affiches imprimées pour l’occasion : « Arrêtez la fraude », « Comptez les votes légaux » et « Le vote prend fin le 3 novembre ».

Un char allégorique à la gloire de Donald Trump faisait des rondes devant les manifestants.

Les résultats non-officiels du Michigan montrent que Joe Biden y a remporté la course avec 150 000 voix d’avance sur Donald Trump.

Mais mercredi, la campagne républicaine a lancé des procédures légales pour faire arrêter le décompte à Detroit, plaidant que leurs observateurs ne jouissaient pas d’un accès adéquat au dépouillement. La cause n’a pas été entendue avant que le décompte ne soit terminé.

Kim Tocco était l’une de ces observatrices républicaines. Elle a eu accès à la salle de dépouillement, mais affirme que dès qu’elle s’approchait des tables de dépouillement, « ils nous disaient de reculer en raison de la COVID-19 », a-t-elle expliqué à La Presse jeudi matin. « C’était un environnement hostile. […] Je dirais que les travailleurs d’élection étaient à 95 % démocrates. » Elle a donc décidé de revenir sur place pour manifester sa colère.

Dick Schroeder croit lui aussi que des manoeuvres douteuses se sont produites au centre des congrès de Detroit pendant le dépouillement du scrutin. « C’est louche, a-t-il dit. Ils ont mis des cartons dans les vitres pour éviter que les gens puissent voir le décompte. » Des travailleurs d’élection ont expliqué aux médias américains que certaines vitres avaient effectivement été bloquées, de crainte qu’elles n’éclatent sous les coups des manifestants républicains.