(Washington) Les parents de quelque 545 enfants de migrants qui avaient été séparés aux États-Unis après avoir illégalement traversé la frontière n’ont pas pu être localisés, a indiqué mardi une association américaine de défense des droits humains.

Agence France-Presse

Cette séparation avait été mise en œuvre conformément à la politique de « zéro tolérance » voulue par le président Donald Trump pour lutter contre l’immigration clandestine.

« Via notre action en justice, nous avons informé le tribunal que les parents de 545 enfants – séparés de force par la politique cruelle de séparation des familles mise en œuvre par l’administration Trump – sont toujours manquants », a indiqué l’American Civil Liberties Union sur son compte Twitter.

Conformément à cette politique de tolérance zéro, les États-Unis ont commencé à séparer les enfants de leurs parents en mai 2018, provoquant une vague d’indignation dans le pays et à l’étranger.

Six semaines après la mise en œuvre de cette politique, l’administration avait toutefois renoncé à cette pratique, sauf si les parents présentaient « un risque » pour leurs enfants.

Les deux-tiers de ces parents manquants ont probablement été expulsés, selon un document judiciaire publié par la chaîne CNN.

Selon la chaîne NBC News, les enfants aujourd’hui sans leurs parents ont été séparés dès 2017, en application d’un programme pilote.

La pandémie a temporairement interrompu les recherches pour localiser ces parents mais elles ont depuis repris, selon l’association.

Une décision de justice datant de 2018 oblige le gouvernement américain à faire le nécessaire pour réunir ces familles.