(Houston) Un juge américain a bloqué une décision du gouverneur du Texas réduisant le nombre de sites utilisés par les électeurs par correspondance à la présidentielle de novembre, une décision qui avait été contestée par les démocrates.

Agence France-Presse

Le gouverneur Gregg Abott, soutien du président Donald Trump, avait annoncé début octobre que les électeurs qui voteront par correspondance sans passer par la poste n’auraient plus qu’un site par comté où déposer leur bulletin.  

Cette décision « aidera à lutter contre les tentatives de vote illégal », avait-il déclaré, alors que la pratique du vote par correspondance devrait exploser en raison de la pandémie de coronavirus.

Mais dans un jugement publié vendredi à la suite d’une contestation des défenseurs du droit de vote, le juge fédéral Robert Pitman a bloqué cette décision, estimant qu’elle « restreint les droits de certains électeurs ».

Le juge Pitman a ajouté que la décision du gouverneur forcerait les électeurs à se déplacer plus loin et attendre plus longtemps pour voter, ce qui augmenterait les risques d’exposition au virus.

Il a également balayé les affirmations selon lesquelles cette décision réduirait les risques de vote illégal.

Le Texas, un fief républicain où le candidat démocrate Joe Biden pourrait percer, abrite certains des comtés les plus peuplés du pays. Plus de 2,3 millions d’électeurs vivent ainsi dans le comté de Harris, où se trouve la ville de Houston et où 11 des 12 points de dépôt auraient dû fermer selon la décision du gouverneur.

Donald Trump accuse, sans preuve, les votes par correspondance d’être une source de fraudes massives. Mais au-delà d’incidents isolés, aucune étude sérieuse n’a rapporté de fraudes majeures liées au vote par correspondance.