(Washington) Le ministre américain de la Justice a violemment attaqué mercredi le « militantisme laïc », responsable selon lui de nombreux fléaux sociaux aux États-Unis.

Agence France-Presse

À 40 jours d’une élection présidentielle où la religion jouera un rôle central, Bill Barr, un des piliers de l’administration de Donald Trump, a participé à un petit-déjeuner de prières avec des catholiques.

La religion est un facteur « de retenue », de « liberté » qui a un rôle à jouer dans la vie publique, a estimé à cette occasion le ministre, lui-même catholique.

Mais, a-t-il déploré, au cours des 50 dernières années, « la morale traditionnelle s’est érodée et des partisans de la laïcité ont souvent réussi à éliminer la religion de nos écoles et de la place publique ».

Pour lui, ce retrait du religieux s’est traduit par « une forte augmentation des violences urbaines, de la consommation de drogue et de l’éclatement des familles ».

« Il n’est jamais trop tard pour aller à la vigne de Dieu », a-t-il conclu, en usant d’une parabole biblique.

Le président Trump mise sur les électeurs de la droite religieuse pour remporter un second mandat. Pour les courtiser, il doit nommer samedi un nouveau juge à la Cour suprême des États-Unis et une magistrate aux valeurs chrétiennes traditionnelles, Amy Coney Barrett, fait figure de favorite.

Si le choix du président est confirmé au Sénat, cela ancrera fermement à droite l’institution, qui tranche des sujets chers aux électeurs religieux, comme l’avortement ou les droits des homosexuels.