(Washington) Pour la première fois en près de deux siècles d’histoire, la publication scientifique américaine Scientific American a annoncé mardi son soutien au candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden, éreintant son rival Donald Trump pour son rejet de la science et son « déni » du changement climatique.  

Agence France-Presse

Dans un éditorial cinglant, le mensuel, se disant le plus vieux magazine à n’avoir jamais interrompu sa publication aux États-Unis, explique ne pas avoir pris cette décision « à la légère ».  

Mais après 175 ans de silence pour les présidentielles américaines, « cette année nous sommes poussés à le faire ».  

Donald Trump « a profondément porté préjudice aux États-Unis et à son peuple, parce qu’il rejette les preuves scientifiques », écrit le magazine fondé en 1845, qui avait notamment publié un article d’Albert Einstein en 1950.  

« L’exemple le plus dévastateur est sa réponse malhonnête et inepte à la pandémie de COVID-19, qui a coûté la vie à plus de 190 000 Américains à la mi-septembre », écrit son comité de rédaction.  

« Dans son déni de la réalité, Trump a entravé les préparatifs américains face au changement climatique, en affirmant faussement qu’il n’existe pas et en se retirant d’accords internationaux censés atténuer » son impact, selon le magazine, qui dit être lu par 10 millions de personnes dans le monde.

Le milliardaire républicain « a également attaqué les mesures de protection de l’environnement, les soins médicaux, ainsi que les chercheurs et les agences scientifiques publiques qui aident ce pays à se préparer pour ses plus grands défis », poursuit l’éditorial.  

« C’est pourquoi nous vous exhortons à voter pour Joe Biden, qui propose des programmes basés sur les faits visant à protéger notre santé, notre économie et notre environnement », explique le Scientific American. « Celles-ci ainsi que d’autres de ses propositions peuvent ramener le pays sur la voie d’un avenir plus sûr, plus prospère et plus juste. »

Joe Biden propose notamment d’investir près de 2000 milliards de dollars de fonds fédéraux sur les dix prochaines années pour l’environnement et les énergies propres, afin de parvenir à la neutralité carbone en 2050.