(Washington) Donald Trump, qui a avancé de nouveau qu’un vaccin contre la COVID-19 pourrait être disponible avant l’élection du 3 novembre, a accusé lundi le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden et sa colistière Kamala Harris de développer une « rhétorique anti-vaccins irresponsable ».

Agence France-Presse

La semaine dernière, la candidate au poste de vice-présidente Kamala Harris avait expliqué qu’elle ne « croirait pas » la seule parole du président américain si un vaccin contre le nouveau coronavirus était disponible avant l’élection présidentielle.  

« Ce devrait être une source d’information crédible qui parlerait de l’efficacité et de la fiabilité » du vaccin, avait-elle expliqué.

Joe Biden a pour sa part expliqué lundi qu’il voudrait « voir ce qu’en disent les scientifiques ». « Je veux une transparence totale sur ce vaccin », a-t-il ajouté, accusant le milliardaire républicain de « saper la confiance du public » en politisant des questions de santé publique.

PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS

Joe Biden a rencontré des électeurs à Harrisburg, en Pennsylvanie, lundi

Mais, « si je pouvais avoir un vaccin demain, je le ferais. Même si ça me coûte l’élection, je le ferais », a-t-il encore déclaré.

Une « rhétorique anti-vaccins irresponsable », qui « met en danger des vies » et « décrédibilise la science », a tonné Donald Trump, qui s’est défendu lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche de faire du vaccin un argument de campagne.

« Ce qu’ils disent est très dangereux pour notre pays. Le vaccin sera très sûr et très efficace », a-t-il ajouté, faisant encore une fois miroiter la possibilité qu’il soit disponible « avant un jour très spécial », l’élection du 3 novembre.