(Washington) Le président Donald Trump a estimé mardi que les explosions meurtrières à Beyrouth « ressemblaient à un terrible attentat » et que des experts militaires lui avaient parlé d’une « bombe ».

Agence France-Presse

« J’ai rencontré nos généraux et il semble que ce n’était pas un accident industriel. Il semble, selon eux, que c’était un attentat, c’était une bombe », a-t-il déclaré à la presse lors de sa conférence de presse quotidienne sur le nouveau coronavirus.

Le milliardaire républicain a transmis la « sympathie » des États-Unis au Liban et répété que son pays se « tenait prêt » à apporter son aide.  

Les autorités libanaises ont déclaré que les déflagrations, qui ont fait au moins 73 morts et 3700 blessés, étaient dues à l’explosion de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium dans le port. L’ammonium entre dans la composition de certains engrais, mais aussi d’explosifs.  

Le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, avait indiqué auparavant que les explosions dans un entrepôt du port étaient peut-être dues à des « matières explosives confisquées depuis des années ».  

Un peu plus tôt, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a lui aussi proposé l’aide des États-Unis au Liban, qualifiant d’« horrible tragédie » les deux explosions qui ont dévasté Beyrouth.

L’ambassade des États-Unis à Beyrouth a encouragé les ressortissants américains dans la capitale libanaise à rester à l’abri et à porter un masque pour se protéger d’éventuelles fumées toxiques.