(New York) Des milliers d’employés jugés « essentiels » pendant la pandémie - souvent noirs ou hispaniques - étaient appelés à manifester lundi dans une vingtaine de villes américaines, pour dénoncer les inégalités raciales et réclamer l’adoption d’un plan fédéral qui les soutienne financièrement.

Agence France-Presse

À New York, ils étaient une centaine à défiler devant le Trump International Hotel, un des hôtels du président Donald Trump au pied de Central Park, pour réclamer l’adoption du « Heroes Act » (« la loi des héros »), plan d’aide titanesque qui prévoit de nouveaux paiements directs pour les foyers américains mis en difficulté par la pandémie.  

Ce projet de loi a été voté mi-mai par la Chambre des représentants à majorité démocrate, mais est bloqué depuis au Sénat à majorité républicaine.

Parmi les New-Yorkais qui ont manifesté sous une chaleur étouffante lundi se trouvaient des infirmiers, des portiers, des agents de sécurité ou de nettoyage… des métiers tous considérés comme essentiels pendant la pandémie : même au pire du confinement, ils devaient continuer à travailler, malgré le risque accru de contamination au coronavirus.

PHOTO TIMOTHY A. CLARY, AGENCE FRANCE-PRESSE

Le leader démocrate au Sénat, Chuck Schumer, s'est joint aux employés qui manifestaient devant le Trump International Hotel de New York.

« Nous avons été en première ligne face à la pandémie, nous voulons être entendus. On nous dit “Merci”, mais on ne nous donne rien en échange. Je suis seul dans ma famille à travailler, il n’est pas juste que je mette ma famille en danger sans obtenir compensation », a déclaré en espagnol à l’AFP Irving De Leon, 30 ans, qui fait le ménage dans un hôpital new-yorkais.

D’autres actions étaient prévues lundi notamment à Boston, Chicago, Detroit, Seattle ou Los Angeles, selon le Service Employees International Union, l’un des syndicats impliqués dans l’organisation de cette journée.