(Los Angeles) La mort de Robert Fuller, jeune homme noir retrouvé pendu à un arbre près de Los Angeles le mois dernier, n’est pas liée à un crime raciste comme le craignaient ses proches, mais était un suicide, ont conclu jeudi les enquêteurs.

Agence France-Presse

Le jeune homme de 24 ans avait été retrouvé le 10 juin dans un parc de la ville de Palmdale, une corde autour du cou, ce qui rappelait à beaucoup les lynchages racistes de milliers d’Afro-Américains à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Une période très douloureuse de l’histoire américaine ravivée par les manifestations récentes contre les brutalités policières à l’encontre des minorités ethniques.

Les autorités locales avaient conclu peu après le décès que Robert Fuller s’était suicidé. Mais sa famille, soutenue par des milliers de manifestants qui soupçonnaient un crime raciste, avait obtenu la réouverture du dossier.

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Le pasteur Alonzo Braggs aux funérailles de Robert Fuller.

Une autopsie a été pratiquée et les policiers qui ont repris les investigations, examinant notamment indices et images de vidéosurveillance, ont « estimé qu’il s’agissait d’un suicide », a déclaré lors d’une conférence de presse Chris Marks, chef des enquêteurs au sein des services du shérif du comté de Los Angeles.

Selon l’enquête, Robert Fuller avait un historique de troubles mentaux et s’était déjà montré violent envers lui-même. À partir de 2017, il avait notamment été hospitalisé en Californie et deux États voisins après avoir manifesté l’intention de se suicider à plusieurs reprises.

« La possibilité que M. Fuller ait été pendu par une ou plusieurs autres personnes a été examinée. L’absence de traumatismes significatifs aux extrémités ou au cou […] n’accrédite pas l’implication d’autrui », écrit le médecin légiste dans son rapport d’autopsie, dont l’AFP a obtenu une copie.

« La cause de la mort est un suicide », conclut l’expert.