(New York) La ville de New York a annoncé qu’elle allait retirer une statue du 26e président des États-Unis Theodore Roosevelt de son emplacement en plein Manhattan, en raison de ses opinions jugées colonialistes et racistes, une mesure vivement critiquée par Donald Trump.

Agence France-Presse

Cette décision intervient alors que les États-Unis, après la mort de George Floyd, sont en plein examen de conscience sur la question du racisme et ont rouvert le débat autour des monuments célébrant l’héritage esclavagiste du pays.

La statue en bronze de « Teddy » Roosevelt, qui accueille les visiteurs à l’entrée du musée américain d’histoire naturelle (American Museum of Natural History) depuis 80 ans, montre l’ancien président, qui fut gouverneur de l’État de New York avant d’accéder à la Maison-Blanche, assis sur un cheval et surplombant un homme noir et un Amérindien marchant à pied à ses côtés.  

Ce monument, « a longtemps été l’objet d’une controverse en raison de sa composition hiérarchique » a expliqué dimanche soir dans un communiqué le musée, une célèbre attraction touristique de New York, situé à côté de Central Park.

« Beaucoup d’entre nous trouvent que la représentation des personnages africains et amérindiens et leur positionnement dans ce monument sont raciste », a-t-il ajouté.

La ville de New York a répondu positivement à la demande faite par le musée de retirer cette statue, qui « représente explicitement les Noirs et Amérindiens comme assujettis et racialement inférieurs », a expliqué son maire Bill de Blasio dans un communiqué.

Comme le rappelle le site internet du musée d’histoire naturelle, Teddy Roosevelt était considéré comme un progressiste défenseur de l’environnement au début du 20e siècle, mais il défendait également des opinions racistes.

Un de ses descendants, Theodore Roosevelt IV, a expliqué soutenir cette décision. « La composition de la statue équestre ne représente pas l’héritage de Theodore Roosevelt. Il est temps d’enlever cette statue et d’aller de l’avant », a-t-il expliqué.  

Dans la nuit de dimanche à lundi, l’actuel président républicain Donald Trump, fervent défenseur des monuments confédérés, a critiqué cette décision qu’il a qualifiée de « ridicule ». « Ne le faites pas ! », a-t-il écrit dans un tweet.

Le milliardaire new-yorkais a récemment demandé l’arrestation des manifestants qui ont abattu à Washington une statue du général confédéré Albert Pike.