(Washington) Le patron et fondateur du programme d’entraînement sportif CrossFit, Greg Glassman, a annoncé qu’il démissionnait après le scandale causé par sa réaction aux manifestations antiracistes aux États-Unis, provoquées par la mort de George Floyd.

Agence France-Presse

Samedi, après qu’un institut a classé le racisme et la discrimination comme une question de santé publique, M. Glassman a tweeté : « C’est Floyd-19 », en allusion à la maladie provoquée par le coronavirus, la COVID-19.

Des défenseurs des droits humains se sont dits outrés par le tweet, pointant son manque d’égards au vu de la situation actuelle et de la mort de George Floyd, un homme noir mort asphyxié le 25 mai sous le genou d’un policier à Minneapolis, au Minnesota.

« Samedi j’ai causé un clivage au sein de la communauté de CrossFit et involontairement blessé beaucoup de ses membres », a dit M. Glassman dans un communiqué mardi.

« Je me retire en tant que patron de CrossFit, Inc., et j’ai décidé de prendre ma retraite […]. Je ne peux pas laisser mon comportement entraver les missions du siège ou des affiliés ».

Selon un enregistrement d’un appel sur Zoom obtenu par BuzzFeed News, M. Glassman avait eu des propos dans la même veine quelques heures avant ses tweets : « Nous ne pleurons pas George Floyd. Je ne pense pas que moi ou mon personnel » le pleurions, avait-il dit à des propriétaires de centres d'entraînement privés selon le média.

Dimanche, le géant Reebok a annoncé qu’il allait mettre fin à son partenariat avec CrossFit cette année.

Plus de 1000 centres d'entraînement affiliés ont quitté l’entreprise, selon une infolettre de CrossFit.

Dave Castro, directeur des CrossFit Games, va remplacer M. Glassman, d’après la société.

CrossFit a plus de 13 000 centres d'entraînement dans plus de 120 pays, générant quelque 4 milliards de dollars en revenus annuels.