(Washington) Des réservistes de la Garde nationale ont été déclarés positifs à la COVID-19 après avoir été déployés face aux manifestants, faisant craindre une résurgence de l’épidémie à la faveur des rassemblements contre les violences policières qui ébranlent les États-Unis.  

Agence France-Presse

« Nous pouvons confirmer que nous avons des tests positifs à la COVID-19 dans les rangs de la Garde nationale de Washington », a indiqué mardi dans un communiqué la porte-parole du bureau de la Garde nationale de la capitale américaine, le lieutenant-colonel Brooke Davis.

Elle a refusé de préciser le nombre de cas positif, citant des raisons de « sécurité opérationnelle ».

Quelque 1700 réservistes de la Garde nationale de la capitale avaient été mobilisés la semaine dernière pour contenir les manifestations parfois violentes qui se sont multipliées depuis la mort le 25 mai de George Floyd, un homme noir de 46 ans asphyxié sous le genou d’un policier blanc.

Leur intervention a parfois été brutale, notamment lors de la dispersion d’une manifestation pacifique à coup de gaz lacrymogènes pour permettre au président Donald Trump de poser, bible à la main, devant une église proche de la Maison-Blanche.  

Et même s’ils étaient masqués et protégés par des visières, la distanciation sociale était quasiment impossible à respecter à de nombreux endroits.