(Washington) Les États-Unis veulent « changer radicalement » le fonctionnement de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dont ils critiquent vivement la gestion du début de la pandémie de COVID-19, a déclaré mardi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Agence France-Presse

L’OMS « n’a pas fait ce qu’il fallait au début », a-t-il affirmé dans un entretien avec une station de radio de Floride, reprenant l’accusation de l’administration de Donald Trump qui juge que l’agence de l’ONU a été trop alignée sur les positions de la Chine.

Le président américain a menacé de suspendre la contribution de Washington à l’OMS, et a promis une décision pour cette semaine.

« Nous devons nous assurer que l’argent que nous dépensons – les dollars des contribuables américains, l’argent qui vient des gens ici aux États-Unis – est utilisé à bon escient et pour la mission prévue », a expliqué Mike Pompeo.

« Par le passé, l’OMS a fait du bon boulot. Malheureusement, cette fois, elle n’a pas fait de son mieux, et nous devons faire en sorte de faire pression pour changer radicalement cela », a-t-il ajouté. Il a évoqué, sans plus de précisions, « une décision différente pour contribuer à ce que ces missions importantes de santé mondiale » soient « effectivement remplies ».

Le secrétaire d’État américain a par ailleurs réitéré les accusations contre Pékin, qui a selon Washington tardé à communiquer au reste du monde la gravité réelle de l’épidémie. Mais, interrogé sur la volonté de certains élus de « punir » la Chine, il n’a pas affiché clairement ses intentions.

« Ceux qui n’ont pas agi de manière appropriée ou ont induit en erreur ou n’ont pas partagé les informations comme il fallait, ou, franchement, qui ont mené des campagnes de désinformation, je suis sûr qu’ils devront rendre des comptes, le moment venu », a-t-il toutefois affirmé.