(Washington) La jeune élue du Congrès américain Tulsi Gabbard, dernière femme en lice pour l’investiture démocrate, a annoncé jeudi qu’elle abandonnait la course à la Maison-Blanche en accordant son soutien au grand favori des primaires, Joe Biden.

Agence France-Presse

« Aujourd’hui, je suspends ma campagne présidentielle et j’offre tout mon soutien au vice-président Joe Biden dans sa tentative de rassembler le pays », a déclaré l’élue hawaïenne de la Chambre des représentants et réserviste de la Garde nationale de Hawaii.

« Bien que je ne sois pas d’accord sur tous les sujets avec le vice-président, je sais qu’il a bon cœur et qu’il est motivé par son amour de notre pays et des Américains », a-t-elle ajouté dans une vidéo sur Twitter.  

L’ancien bras droit de Barack Obama, 77 ans, est désormais largement en tête devant le sénateur indépendant Bernie Sanders, 78 ans, dans les primaires démocrates.  

Tulsi Gabbard, 38 ans, a aussi eu des mots pour Bernie Sanders, qu’elle avait soutenu lors de sa candidature aux primaires démocrates en 2016.  

« J’apprécie vraiment l’amour du sénateur Sanders pour son pays, et les Américains, et son désir sincère d’améliorer la vie de tous les Américains », a-t-elle dit.

Elle était la dernière femme en lice dans une campagne qui avait pourtant démarré avec un record de diversité chez les prétendants démocrates à la Maison-Blanche.  

Mais l’élue n’avait fait que des petits scores dans les scrutins organisés jusqu’ici lors des primaires désormais bouleversées par le coronavirus.  

Une « crise internationale sans précédent » qu’elle a évoquée dans son message.

« Je sens que la meilleure façon pour moi d’être utile en ce moment est de continuer à travailler pour la santé et le bien-être des Hawaïens et de notre pays au Congrès, et de me tenir prête à servir en uniforme si la Garde nationale de Hawaii devait être mobilisée », a-t-elle déclaré.  

Entrée très jeune dans la politique locale à Hawaii, où elle aime surfer, Tulsi Gabbard fut la première américaine d’origine samoane et le premier parlementaire de confession hindouiste à entrer à la Chambre des représentants, où elle siège depuis 2013.

Élue à 21 ans à l’Assemblée de Hawaii, en 2002, elle s’était ensuite enrôlée dans la Garde nationale de Hawaii et avait quitté ses fonctions parlementaires pour se porter volontaire lors d’un déploiement d’un an en Irak, en 2005. En 2009, elle s’était de nouveau portée volontaire pour retourner au Proche-Orient.  

Tulsi Gabbard avait provoqué une polémique en se rendant en janvier 2017 à Damas et Alep, en Syrie, pour, avait-elle expliqué, une mission d’observation afin d’aider à trouver une issue au conflit sanglant. Elle y avait rencontré le dirigeant Bachar al-Assad.  

En octobre 2019, la candidate malheureuse à la présidentielle de 2016, Hillary Clinton avait accusé Moscou de s’ingérer à nouveau dans l’élection présidentielle américaine en faveur de Donald Trump en appuyant la candidature de Tulsi Gabbard, l’accusant sans preuve d’être « la favorite des Russes ».