(Washington) Donald Trump a dénoncé le ton «méchant» des propos de la première ministre danoise, qui avait qualifié d’«absurde» son souhait d’acheter le Groenland, le président américain justifiant ainsi sa décision d’annuler sa visite au Danemark prévue début septembre.

Agence France-Presse

«J’ai pensé que le communiqué de la première ministre […] était méchant», a dit le locataire de la Maison-Blanche. «Ils ne peuvent pas dire “si absurde”», a-t-il poursuivi.

AP

Donald Trump s’était renseigné sur la possibilité pour les États-Unis d’acheter le Groenland, immense territoire de quelque 56 000 habitants.

La veille, le dirigeant républicain avait annoncé dans une salve de tweets l’annulation de sa rencontre avec la première ministre danoise et de sa visite dans le pays, visiblement vexé par le manque d’intérêt de Mette Frederiksen pour discuter du sujet.   

En déplacement au Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, elle avait qualifié d’«absurde» la proposition d’achat du président américain. Copenhague, avait rappelé en substance la première ministre, n’a pas même le pouvoir de vendre cette entité bénéficiant d’une large autonomie.

«Ce n’était pas une façon élégante de le faire», a jugé mercredi le président Trump. «Elle aurait pu juste dire "non"» nous n’avons pas envie de vendre le Groenland, a-t-il estimé.  

«Elle ne s’adresse pas à moi, elle s’adresse aux États-Unis d’Amérique», a lancé l’ancien magnat de l’immobilier.       

Copenhague avait, un peu plus tôt, joué l’apaisement, la première ministre danoise Mette Frederiksen assurant qu’il n’y avait «pas de crise» entre les deux pays.

L’annonce tonitruante du 45e président américain a suscité la «surprise» de la reine Margethe.    

En fin de semaine dernière, la presse américaine avait révélé que Donald Trump s’était renseigné sur la possibilité pour les États-Unis d’acheter le Groenland, immense territoire de quelque 56 000 habitants. Le milliardaire républicain avait confirmé son intérêt devant la presse le week-end dernier.  

Si cette idée avait d’abord fait sourire certains, ces derniers rebondissements montrent, une nouvelle fois, la capacité du 45e président américain à casser les codes de la diplomatie traditionnelle.