Au lendemain d'un discours devant le Congrès dans lequel il a appelé à mettre fin aux divisions, le président américain Donald Trump s'en est pris mercredi aux démocrates enquêtant sur ses liens avec la Russie, en les accusant de « harcèlement ».

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Aucun autre homme politique n'a dû passer par ça. Ça s'appelle du harcèlement présidentiel. Et c'est malheureux. Et ça fait vraiment du mal à notre pays », a dit M. Trump à la Maison-Blanche.

Il a qualifié Adam Schiff, président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, qui mène une enquête de plus en plus large, de « politicard qui essaie de se faire un nom ».

Donald Trump fait face à plusieurs enquêtes sur d'éventuels liens avec la Russie.

La principale est celle du procureur spécial Robert Mueller qui examine notamment des allégations explosives selon lesquelles il y a eu collusion entre des agents russes et l'équipe de campagne de M. Trump en 2016.  

Le président affirme n'avoir rien à se reprocher et qualifie souvent l'enquête de M. Mueller de « chasse aux sorcières ».

Dans le traditionnel discours présidentiel sur l'état de l'Union qu'il a prononcé mardi soir, M. Trump a promis d'aider à faire en sorte que Washington rejette les politiques de « revanche » et « embrasse le potentiel sans limites de la coopération ».

Mais il a aussi mis en garde les démocrates, qui contrôlent la chambre basse, contre le fait d'élargir leurs enquêtes, assurant que « les enquêtes partisanes ridicules » menaçaient l'économie américaine.

Adam Schiff a malgré tout indiqué mercredi que sa commission allait approfondir son enquête prévue sur les soupçons de liens illégaux entre des entités étrangères et le cercle de M. Trump.

« La commission doit [...] fournir un compte-rendu global de ce qui s'est passé au peuple américain » et lui dire « ce que les États-Unis doivent faire pour se protéger de futures ingérences », a dit M. Schiff.