Les deux soeurs saoudiennes dont les corps ont été retrouvés fin octobre dans le fleuve Hudson, entre New York et le New Jersey, se sont suicidées, selon le rapport de l'institut médico-légal de New York, qui met fin aux spéculations sur les causes des décès.

Mis à jour le 22 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

Barbara Sampson, responsable de cet établissement, a indiqué mardi que selon les examens pratiqués par ses équipes, «les deux jeunes femmes (s'étaient) attachées l'une à l'autre avant de se jeter dans l'Hudson».

Les soeurs Tala et Rotana Farea, âgées de 16 et 23 ans, étaient attachées l'une à l'autre et face à face par du ruban adhésif lorsqu'elles ont été repérées le 24 octobre dans la rivière au niveau du quartier de l'Upper West Side de Manhattan.

La rumeur avait circulé que l'ambassade saoudienne avait menacé les jeunes filles, voire même leur famille, de les rapatrier pour avoir demandé l'asile aux États-Unis, et qu'elles auraient pris peur.

Dans un tweet, la porte-parole de l'ambassade saoudienne à Washington avait balayé cette hypothèse, qualifiée de «complètement fausse».

Un responsable de la police avait confirmé qu'elles avaient effectivement demandé l'asile mais sans apporter davantage de précisions.

Les soeurs avaient déjà fait plusieurs fugues de leur domicile familial de Virginie, où elles ne vivaient plus depuis fin 2017. Elles résidaient dans un foyer jusqu'à fin août, avant de le quitter pour se rendre à New York.

Elles avaient alors logé dans plusieurs hôtels différents et fait de nombreux achats, utilisant une carte de crédit jusqu'à en atteindre la limite, selon la police de New York.