Deux ans après son arrivée au pouvoir, Donald Trump a fait jeudi sa première apparition dans la salle de presse de la Maison-Blanche où, contrairement à ses prédécesseurs, il ne met jamais les pieds.

Mis à jour le 4 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Bonjour tout le monde. C'est un endroit magnifique», a lancé le 45e président des États-Unis en pénétrant dans cette petite pièce de 49 sièges où son prédécesseur Barack Obama a participé à de nombreuses conférences de presse.

La salle de presse, qui sert en principe aux briefings quotidiens du porte-parole de la Maison-Blanche, devenus rares sous la présidence Trump, n'était pas pleine, loin s'en faut, l'allocution ayant été annoncée à la dernière minute.

Le président américain a félicité la démocrate Nancy Pelosi, redevenue présidente de la Chambre des représentants. «J'espère que nous pourrons travailler ensemble et que nous réaliserons beaucoup de choses», a-t-il déclaré quelques heures après le discours de Mme Pelosi, désormais au troisième échelon le plus important de la politique américaine.

Puis il a de nouveau défendu son idée de mur à la frontière avec le Mexique. «Les habitants de notre pays le veulent», a-t-il martelé, avant d'appeler au podium des membres de la police de l'immigration (ICE) dont il a loué le «travail fantastique».

Il a ensuite quitté les lieux sans répondre à la moindre question.

Si Donald Trump n'était jamais monté sur la petite estrade de la plus célèbre salle de presse du monde, il y avait été entre-aperçu le 8 mars 2018, lors d'une journée qui restera dans l'Histoire des États-Unis.

Ce jour-là, il avait passé une tête dans cette salle pour annoncer lui-même, en coup de vent, mine réjouie, que la Corée du Sud allait faire une «annonce majeure».

Quelques heures plus tard, Chung Eui-yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité, annonçait, à la surprise générale, que le leader nord-coréen Kim Jong-un avait proposé un sommet à Donald Trump. Et que ce dernier avait accepté.