L'État américain de Virginie était accusé mardi d'imposer un traitement dégradant aux femmes, après que les autorités pénitentiaires locales ont décidé d'interdire les tampons hygiéniques à toutes les visiteuses de prisonniers, au prétexte de lutter contre les trafics.

Mis à jour le 25 sept. 2018
AGENCE FRANCE-PRESSE

L'Union américaine pour les libertés civiles a taxé d'« inacceptable » cette mesure, qui bannit tampons périodiques et coupes menstruelles.

« Cette pratique n'est pas seulement intrusive, elle est discriminatoire et humiliante », a dénoncé mardi cette grande organisation de défense des libertés, connue sous l'acronyme ACLU.

La mesure « impose aux personnes souhaitant rendre visite à une personne incarcérée de sacrifier leur dignité et leur santé », a ajouté l'ACLU.

L'interdiction, qui devrait prochainement être mise en vigueur dans toutes les prisons de Virginie, est justifiée, selon l'administration pénitentiaire locale, par la lutte contre le passage en contrebande de stupéfiants, que des femmes dissimuleraient dans leur vagin.

Les femmes venues de l'extérieur pour une visite au parloir se verront proposer des serviettes hygiéniques à leur arrivée dans l'établissement pénitentiaire.

Des contrôles par caméra corporelle permettront de vérifier le respect de la nouvelle règle.