Une ancienne conseillère accuse Trump de racisme

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Agence France-Presse
BEDMINSTER

La Maison-Blanche a qualifié vendredi de «mensonges» venant d'une «ex-employée aigrie» les affirmations d'une ancienne haute conseillère noire qui accuse Donald Trump d'être raciste et d'avoir proféré des insultes xénophobes au sommet du pouvoir.

Ancienne candidate de l'émission de télé-réalité The Apprentice, animée pendant des années par Donald Trump, Omarosa Manigault Newman affirme dans un livre à paraître que son expérience à la Maison-Blanche l'a conduite à conclure que le président américain était «raciste, intolérant et misogyne».

L'ancienne conseillère, chargée du «Bureau des relations publiques» jusqu'en janvier, assure l'avoir entendu déverser des insultes racistes contre un homme d'origine philippine, selon le Guardian, qui a obtenu une copie.

Dans ce livre, Omarosa Manigault Newman remonte aussi jusqu'à l'époque de The Apprentice et cite trois sources affirmant que le milliardaire a prononcé le mot «nigger» plusieurs fois, et qu'un enregistrement le prouve.

Hérité de la période esclavagiste, ce mot est couramment utilisé par les rappeurs américains, mais est perçu comme l'une des plus graves insultes raciales lorsqu'il est utilisé par des Blancs, qui l'évitent le plus souvent en parlant de «N-word» (le «mot N»).

Si elle ne l'a pas entendu directement, Omarosa Manigault explique que cela cadre parfaitement avec l'homme qu'elle a longtemps côtoyé, mais qu'elle a réellement découvert lors de son expérience à la Maison-Blanche.

«Employer le "mot N" ne représentait pas juste la façon dont il parle, mais, plus inquiétant, la façon dont il me voyait ainsi que l'ensemble des Afro-Américains», écrit-elle.

Selon le Washington Post, l'équipe de campagne de Donald Trump lui aurait proposé, après son départ de la Maison-Blanche, un emploi rémunéré 15 000 dollars par mois accompagné d'un contrat exigeant son silence sur tous les sujets liés au président, au vice-président et leurs familles.

La Maison-Blanche a rejeté vendredi ces accusations.

«Au lieu de dire la vérité sur tout le bien que le président et son administration font pour rendre l'Amérique sûre et prospère, ce livre est truffé de mensonges et de fausses accusations», a déclaré la porte-parole Sarah Sanders.

«Il est triste qu'une ancienne employée aigrie de la Maison-Blanche soit en train de tenter de tirer profit de ces fausses accusations, et encore pire que les médias lui donnent maintenant un porte-voix, après ne l'avoir jamais prise au sérieux quand elle n'avait que des choses positives à dire sur le président lorsqu'elle travaillait pour l'administration»




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