Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo retourne cette semaine en Asie, pour poursuivre l'effort diplomatique des États-Unis en vue d'une dénucléarisation de la Corée du Nord et pour promouvoir la vision américaine d'une région indopacifique «libre et ouverte».

AGENCE FRANCE-PRESSE

Il se rendra jeudi et vendredi à Kuala Lumpur, pour rencontrer des responsables gouvernementaux «après la récente transition pacifique et historique en Malaisie», a annoncé lundi le département d'État dans un communiqué. L'ex-premier ministre Mahathir Mohamad, 92 ans, est revenu au pouvoir à la faveur d'une victoire historique de l'opposition, et a promis de céder la place dans les deux ans à son allié Anwar Ibrahim, qui vient sortir de prison.

Mike Pompeo se rendra ensuite vendredi et samedi à Singapour pour la réunion annuelle des ministres des Affaires étrangères de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN), où il évoquera avec ses homologues leur «engagement partagé en faveur d'une dénucléarisation définitive et complètement vérifiée de la Corée du Nord». Le département d'État ne précise pas à ce stade si le chef de la diplomatie américaine a prévu de rencontrer son homologue nord-coréen pour poursuivre les négociations pour la mise en oeuvre des engagements pris par le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors de leur sommet historique du 12 juin.

Enfin, il se rendra à Djakarta samedi et dimanche pour «renforcer le partenariat stratégique entre les États-Unis et l'Indonésie en amont des célébrations des 70 ans de relations diplomatiques bilatérales, en 2019».

Au cours de cette mini-tournée, Mike Pompeo va défendre la vision américaine pour la région indopacifique, que Washington souhaite «libre et ouverte», comme il l'a répété lundi dans un discours devant des investisseurs.

«Libre» signifie que cette région qui va de la côte ouest des États-Unis jusqu'à l'Inde doit permettre à chaque pays de «protéger leur souveraineté» mais doit aussi les inciter à mettre en oeuvre une «bonne gouvernance» au niveau national, a-t-il dit.

«Ouverte», car «nous voulons que toutes les nations puissent avoir accès aux mers et aux airs», «nous voulons une résolution pacifique des disputes territoriales et maritimes», a-t-il ajouté, alors que les prétentions de Pékin en mer de Chine du Sud avivent de profondes tensions avec Washington.

Il a annoncé de nouvelles initiatives américaines en faveur de l'économie numérique, l'énergie et les infrastructures dans la région indopacifique dotées de 113 millions de dollars.