Course au Sénat: à l'église de Roy Moore, on s'en remet à Dieu

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La First Baptist Church de Gallant est un bâtiment de taille moyenne, en bois et en briques, surmontée d'un étroit clocher blanc au milieu des prés.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Gallant

Le candidat républicain au Sénat américain Roy Moore n'est pas venu à l'office dimanche dans son église baptiste de l'Alabama, mais ses proches étaient là, soudés derrière l'ancien magistrat et convaincus que les accusations d'attouchements sur mineures étaient inventées.

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Roy Moore

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«Ce sont des mensonges», lance d'une voix fatiguée la petite soeur du candidat, Nancy Barksdale.

Elle connaît son frère depuis 64 ans. Elle est sûre que si son frère avait vraiment tenté d'agresser sexuellement des adolescentes qu'il fréquentait à la fin des années 1970, alors qu'il était procureur local, tout serait sorti depuis longtemps.

«Depuis qu'il est adolescent, il reste tout proche de Dieu», confie aussi la soeur qui, comme toute la fratrie Moore, habite à Gallant.

La First Baptist Church de Gallant est un bâtiment de taille moyenne, en bois et en briques, surmontée d'un étroit clocher blanc au milieu des prés.

Sur le stationnement, chaque dimanche depuis les premières allégations publiées par le Washington Post, il y a environ un mois, des caméras attendent, en vain, de voir si Roy Moore viendra prier à l'église qu'il fréquente depuis 25 ans.

Discrètement, Nancy arrive. Elle s'asseoit à sa place habituelle, sur le dernier banc à l'intérieur, à côté de sa soeur Toni Martin, la benjamine de 58 ans. Le frère Joey chante dans le choeur et les rejoindra pendant le prêche, avec sa femme.

Pas un mot ne sera prononcé par le pasteur, Tom Brown, pendant l'office sur l'élection sénatoriale qui déchire l'Amérique, et qui aura lieu - enfin! - mardi prochain.

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Le pasteur Tom Brown.

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«Leader de la famille» 

Tout juste annonce-t-il qu'un car a été affrété mardi pour conduire les fidèles à la soirée électorale de «Roy», comme tout le monde l'appelle ici.

Malgré la pression médiatique, les fidèles sont accueillants, désireux de rétablir ce qu'ils considèrent être la vérité.

«Il est l'un des hommes les plus pieux que je connaisse», insiste sa soeur Toni, qui travaille dans un cabinet d'orthodontie.

Joey avait onze ans quand leur père est mort, intervient-il. «Roy était en deuxième année à West Point et il a assumé la place de père», dit-il. Il est comme «le leader de la famille», ajoute Toni.

Roy Moore divise les habitants de l'Alabama depuis plus de quinze ans, y compris chez les républicains qui n'apprécient pas son zèle religieux et l'extrémisme de ses positions, notamment quand il a défié la Cour suprême sur le mariage homosexuel. Les Moore ont connu des campagnes difficiles, mais aucune comme celle-ci.

«Je suis non seulement épuisée mais furieuse», lâche Nancy, qui a hâte que les résultats soient proclamés.

Qui gagnera, mardi? «Roy a toujours dit qu'il ne priait jamais pour gagner une élection, il s'en remet à la volonté divine», conclut Joey Moore.

«Je m'en remets à la main de Dieu», abonde, souriante, Toni Martin.




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