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L'Américain ex-otage en Syrie est «en bonne santé»

Peter Theo Curtis... (PHOTO AL-JAZEERA)

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Peter Theo Curtis

PHOTO AL-JAZEERA

Agence France-Presse
WASHINGTON

L'ancien otage américain Peter Theo Curtis, libéré dimanche en Syrie, est actuellement à Tel-Aviv en Israël sous protection de Washington et est «en bonne santé», ont indiqué lundi les États-Unis.

Le gouvernement américain a également reconnu le rôle joué par le Qatar dans la libération de M. Curtis, après 22 mois de captivité aux mains de la branche syrienne d'Al-Qaïda, le Front al-Nosra, tout en assurant avoir demandé à Doha de ne pas payer de rançon.

La porte-parole du département d'État Jennifer Psaki a rappelé que M. Curtis avait été remis à des Casques bleus des Nations unies sur le Plateau du Golan dimanche soir avant d'être «remis à des représentants américains qui l'ont emmené à Tel-Aviv», où il se trouve actuellement.

Aucune date n'a été donnée sur le retour aux États-Unis de cet homme de 45 ans, présenté par le gouvernement américain et par sa famille comme un «chercheur», un «écrivain» et un «journaliste pigiste».

«Il semble être en bonne santé», a dit Mme Psaki, ajoutant toutefois que M. Curtis avait été «prisonnier d'une organisation terroriste pendant de nombreux mois».

Elle a enfin précisé qu'à sa «connaissance, il n'y avait pas d'autre Américain détenu par le Front al-Nosra», un groupe islamiste armé représentant Al-Qaïda en Syrie et qui se bat contre l'État islamique jugé trop radical et violent.

L'enlèvement de M. Curtis avait été tenu secret par les autorités américaines et aucun détail n'a filtré sur les circonstances de son rapt et de sa détention.

Interrogé sur le rôle joué par le Qatar dans cette libération dimanche, le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest a été plus explicite sur la question d'une éventuelle rançon.

«La famille Curtis a expliqué que le gouvernement qatari leur avait dit ne pas avoir payé de rançon pour M. Curtis. Le gouvernement américain n'a évidemment pas demandé aux Qataris de payer une rançon», a déclaré M. Earnest. «En fait, nous avons demandé aux Qataris, conformément à notre politique de longue date, de ne pas payer de rançon pour M. Curtis», a insisté le porte-parole de la Maison-Blanche.

Les États-Unis ont pour ligne de ne jamais «faire de concessions avec les terroristes, y compris en payant des rançons».




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