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Un juge américain suggère de revenir au peloton d'exécution

Un influent juge de la Cour d'appel fédérale des États-Unis a déclaré, jeudi,... (Photo archives La Presse)

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Associated Press

Un influent juge de la Cour d'appel fédérale des États-Unis a déclaré, jeudi, que la troisième exécution par injection létale bâclée en six mois soulignait l'importance d'en revenir aux pelotons d'exécution.

Dans une entrevue accordée jeudi à l'Associated Press, le juge en chef Alex Kozinski, de la Cour d'appel du 9e district, soutient que l'injection létale est une tentative «malhonnête» de dissimuler la nature brutale de la peine de mort.

Le magistrat a d'abord exprimé son dédain envers l'injection mortelle dans une décision rendue lundi, tout en arguant qu'il ne fallait pas repousser l'exécution de Joseph Rudolph Wood III à Phoenix. Celui-ci a cherché son souffle pendant plus de 90 minutes et est finalement mort après deux heures, mercredi, à la suite d'une injection létale administrée pour le meurtre de sa petite amie et du père de celle-ci.

Selon M. Kozinski, un peloton d'exécution correctement entraîné est une façon «garantie» d'exécuter rapidement un condamné et d'éviter les complications entourant l'injection létale.

S'inscrivant en faux face à une décision rendue lundi pour suspendre l'exécution de Wood, mais qui a par la suite été renversée par la Cour suprême, le juge écrit qu'utiliser des médicaments destinés à traiter des problèmes de santé pour exécuter des condamnés est une «tentative malhabile» de dissimuler la «brutalité des exécutions» en les rendant «sereines et belles».

«Les exécutions sont pourtant brutales, ce sont des événements sauvages, et rien de ce qu'accomplit l'État ne peut cacher cette réalité, et nous ne devrions pas le faire. Si, en tant que société, nous voulons procéder à des exécutions, nous devrions accepter de faire face au fait que l'État commet un acte brutal horrible en notre nom.»

Disant n'avoir jamais aimé l'injection létale, une méthode grevée par des pénuries de substances d'injection et des contestations judiciaires, il affirme que les pelotons d'exécution ne seront jamais à court d'armes ou de balles.

Le magistrat dit être en faveur de la peine capitale, mais affirme que les États et le gouvernement fédéral devraient abandonner l'injection létale et adopter une méthode différente. Selon lui, la guillotine est une autre méthode «garantie», mais il a dit douter que le public accepte cette forme d'exécution.

M. Kozinski est un juge conservateur bien connu pour ses positions bien documentées et souvent provocatrices. Il a été nommé à la Cour d'appel du 9e district en 1985 par Ronald Reagan.




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