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Les anti-avortement pourront manifester autour des cliniques

Dans cette affaire, entendue en janvier, qui mêle... (PHOTO YURI GRIPAS, ARCHIVES REUTERS)

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Dans cette affaire, entendue en janvier, qui mêle la question délicate de l'avortement et celle toujours sensible de la liberté d'expression, la Cour suprême a jugé à l'unanimité que la loi qui interdisait de manifester autour des cliniques «violait le Premier Amendement» de la Constitution sur la liberté de parole.

PHOTO YURI GRIPAS, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
WASHINGTON

La Cour suprême des États-Unis a donné raison jeudi à des militants anti-IVG en jugeant inconstitutionnelle une loi qui leur interdisait de manifester autour des cliniques pratiquant l'avortement.

Dans cette affaire, entendue en janvier, qui mêle la question délicate de l'avortement et celle toujours sensible de la liberté d'expression, la haute Cour a jugé à l'unanimité que cette loi de 2007 de l'État du Massachusetts «violait le Premier Amendement» de la Constitution sur la liberté de parole.

«Par ses propres termes, la loi restreint l'accès à la voie publique et aux trottoirs, des lieux qui sont traditionnellement ouverts pour les activités d'expression et baptisés par la Cour : forum public traditionnel».

Sept militants anti-avortement emmenés par Eleanor McCullen avaient fait appel à la Cour suprême pour qu'elle invalide la loi, qui prohibe toute manifestation dans une «zone tampon» de dix mètres autour de l'entrée, de la sortie ou de l'accès privé de cliniques gynécologiques.

«Ces zones tampons servent l'intérêt légitime de la communauté de maintenir la sécurité publique dans les rues et sur les trottoirs», a écrit le président de la haute Cour John Roberts dans l'arrêt. «En même temps, cependant, elles imposent de sérieux obstacles à la liberté de parole des plaignants, les privant de leurs deux principaux modes de communication avec les patientes qui arrivent : les conversations proches et personnelles et la distribution de documents».

La plaignante Eleanor McCullen a salué, dans un communiqué, cette décision qui lui permet désormais «d'offrir une aide aimable aux femmes qui le veulent», car «de nombreuses femmes avortent parce qu'elles pensent n'avoir aucune autre option ou parce qu'un petit ami ou un parent fait pression sur elles».

«Aucun d'entre nous n'ira en prison pour une discussion», a-t-elle ajouté, se félicitant de pouvoir exercer «son droit à engager des conversations chaleureuses et pleines d'espoir».

Son avocat Mark Rienzi a souligné de son côté que «le Premier Amendement est pour tout le monde et le gouvernement ne peut pas faire taire de paisibles manifestants».

Pour l'organisation progressiste CREDO, au contraire, «c'est un jour triste», car «les juges de la Cour suprême, qui disposent de leur propre zone tampon, énorme, pour s'isoler eux-mêmes des manifestants, retirent cette modeste protection à des employés et des patientes qui sont attaqués» à proximité des cliniques pratiquant l'IVG.

«Une fois de plus, la Cour suprême statue contre les femmes», s'est aussi insurgé le Centre pour le progrès américain (CAP). «Malheureusement, les membres du personnel de santé du Massachusetts vont à nouveau s'inquiéter pour leur sécurité et auront peur d'aller au travail».

Aux États-Unis, des manifestants «pro-vie» scandent régulièrement des slogans anti-avortement aux abords de ces cliniques, brandissant des images de foetus avortés et perpétrant, dans des cas extrêmes, des violences contre les praticiens et leur personnel. Deux médecins pratiquant l'IVG avaient été tués en 1994 dans le Massachusetts. Mais depuis 2007, aucune poursuite n'avait été engagée dans cet État pour infraction à la loi.




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