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Gaz sarin en Syrie: Washington exclut une répétition de l'erreur en Irak

Les États-Unis ont exprimé vendredi leur confiance dans les preuves que la... (Photo Evan Vucci, AP)

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont exprimé vendredi leur confiance dans les preuves que la Syrie avait utilisé des armes chimiques contre les rebelles et ont exclu de commettre la même erreur d'appréciation sur les armes de destruction massive qui avait conduit à l'invasion de l'Irak en 2003.

Le président Barack Obama présentera «toutes ces preuves» à son homologue russe Vladimir Poutine au cours du sommet du G8 les 17 et 18 juin en Irlande du Nord, a indiqué la porte-parole du département d'État, Jennifer Psaki.

Le président américain expliquera ainsi à M. Poutine «les raisons pour lesquelles nous sommes si confiants» et fera part de «l'évaluation révélée par la Maison-Blanche sur le recours aux armes chimiques», a dit Mme Psaki.

«Cette évaluation a été faite par le biais de multiples voies d'informations indépendantes», a assuré la responsable américaine.

La Maison Blanche a nettement durci jeudi sa position face au régime syrien en l'accusant clairement, pour la première fois, d'avoir eu recours aux armes chimiques, et notamment à du gaz sarin, dans sa guerre contre les rebelles, et en promettant une aide militaire aux insurgés.

Mais Moscou a mis en doute les accusations des États-Unis contre Damas, appelant Washington à ne pas répéter ce qui s'était passé pour l'Irak il y a dix ans.

Mme Psaki a répondu que l'histoire ne se répéterait pas, en faisant référence à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU en 2003: le secrétaire d'État de l'époque, Colin Powell, avait montré une fiole contenant selon lui de l'anthrax, une arme biologique, pour justifier une intervention armée en Irak contre Saddam Hussein.

Aucune arme de destruction massive n'ayant jamais été trouvée en Irak, M. Powell a reconnu ensuite avoir été trompé et le précédent hante depuis dix ans la politique étrangère américaine.

«Je vous rappelle que le secrétaire d'État (John Kerry) et le président (Obama) avaient pris part - dans des fonctions différentes bien entendu - aux débats de l'époque autour de l'Irak», a dit Mme Psaki, en allusion à l'opposition véhémente à la guerre en Irak exprimée par MM. Obama et Kerry qui étaient alors sénateurs.




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