Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a mis en garde mardi contre la tentation du repli sur soi alors que les États-Unis doivent selon lui maintenir leur action diplomatique et leur aide au développement pour espérer en finir avec Al-Qaïda.

Publié le 20 nov. 2012
AGENCE FRANCE-PRESSE

Malgré les perspectives de contraintes budgétaires et malgré les coups infligés à Al-Qaïda, «ce n'est pas le moment de se replier sur soi et de s'isoler, c'est le moment de renouveler notre engagement et nos partenariats», a plaidé le chef du Pentagone lors d'un discours devant le Center for a New American Security (CNAS), un centre de réflexion de Washington.

La force brute ne suffira «jamais» pour éliminer la menace de l'organisation extrémiste, selon lui. Il faut donc que Washington «reste impliqué et continue d'investir dans la diplomatie, le développement, l'éducation et le commerce dans ces régions du monde où l'extrémisme violent a prospéré».

Les États-Unis doivent continuer leur dialogue sur les «questions religieuses, économiques et culturelles qui sont sources de tensions et sont exploitées par les extrémistes», a-t-il ajouté.

Mais après deux ans de blocage au Congrès, la reconduction d'un Sénat démocrate et d'une Chambre des représentants à majorité républicaine, et les contraintes budgétaires font craindre le pire, a reconnu M. Panetta.

«Si nous nous détournons de ces régions cruciales du monde, nous risquons de défaire les progrès importants accomplis», a encore expliqué le chef du Pentagone.

Sur le plan militaire et du renseignement, la lutte antiterroriste continuera elle aussi, «aussi longtemps que les extrémistes violents font peser une menace directe aux États-Unis, nos alliés ou nos intérêts», a-t-il assuré.

«Cette campagne contre Al-Qaïda se déroulera en grande partie en dehors des zones de combat déclaré» à l'aide des frappes conduites par des drones, des opérations de forces spéciales et le renforcement des capacités des pays partenaires.