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Obama rassure sur l'arsenal nucléaire pakistanais

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Agence France-Presse
Washington

Le président américain Barack Obama a tenté mercredi de rassurer sur la sécurité de l'arsenal nucléaire pakistanais, sans toutefois exclure clairement une intervention américaine destinée à éviter que ces armes ne tombent entre les mains de terroristes.

«Je suis confiant dans le fait que l'arsenal nucléaire du Pakistan est en sécurité, principalement parce que l'armée pakistanaise reconnaît, à mon avis, le danger que représenteraient ces armes si elles tombaient entre de mauvaises mains», a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse.

Le président américain, qui réaffichait ainsi sa confiance dans la capacité de l'armée pakistanaise à sécuriser son arsenal nucléaire, a néanmoins tenu à rappeler que Washington n'hésiterait pas à défendre directement ses intérêts au Pakistan si nécessaire.

«Nous voulons respecter leur souveraineté, nous reconnaissons aussi que nous avons des intérêts stratégiques immenses, des intérêts quant à notre sécurité nationale qui demandent que le Pakistan soit stable et qu'on ne se retrouve pas avec des militants ayant une arme nucléaire», a-t-il ajouté.

Mais pressé de préciser si les Etats-Unis pourraient intervenir militairement pour sécuriser l'arsenal pakistanais, M. Obama a refusé de répondre.

«Je ne vais pas discuter de questions hypothétiques de ce genre», a-t-il dit. «Je suis confiant dans le fait que cet arsenal nucléaire continuera à échapper aux extrémistes».

M. Obama considère Al-Qaïda et les talibans en Afghanistan et chez le voisin pakistanais comme la menace directe la plus importante pour la sécurité des Etats-Unis.

Mais Washington peinait jusque-là à convaincre le Pakistan du péril terroriste malgré une vague sanglante d'attentats sur son territoire, alors que le pays considère l'Inde, son frère ennemi, comme la plus grave menace à sa sécurité.

Or de récentes avancées des talibans dans des zones jusque-là épargnées, après la signature controversée d'un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement qualifié de «capitulation» par Washington, ont poussé l'armée pakistanaise à réagir.

«Du côté des militaires, on a commencé à reconnaître ces derniers jours que l'obsession à l'égard de l'Inde en tant que menace mortelle pour le Pakistan, est erronée et que leur plus grosse menace est aujourd'hui interne», a d'ailleurs noté M. Obama.

Le président américain a souligné la nécessité d'aider financièrement le gouvernement civil pakistanais, qu'il a qualifié de «très fragile», pour renforcer sa légitimité.

Le gouvernement du président Asif Ali Zardari «ne semble pas avoir la capacité de fournir à la majorité des gens les services publics de base: les écoles, la santé, le respect de la loi, un système judiciaire qui fonctionne», a-t-il indiqué.

«Il a donc par conséquent beaucoup de mal à obtenir le soutien et la loyauté de son peuple», a-t-il ajouté. «Nous devons donc aider les Pakistanais à aider les Pakistanais».

Les Etats-Unis étudient la possibilité d'envoyer une aide d'urgence comprise entre 200 et 400 millions de dollars au Pakistan.

Selon le sénateur républicain Jon Kyl, les sommes envisagées pourraient constituer une avance sur une aide de 1,4 milliard de dollars au Pakistan prévue dans un projet plus vaste (83,4 milliards) de dépenses d'urgence soumis par M. Obama au Congrès, qui devrait l'étudier à partir du mois de juillet.




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