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Obama : «Je suis fier, mais je ne suis pas satisfait»

Barack Obama s'est dit «fier, mais pas satisfait», mercredi, du travail... (Photo: AFP)

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(Los Angeles) Barack Obama s'est dit «fier, mais pas satisfait», mercredi, du travail accompli par son administration après 100 jours passés à la tête des Etats-Unis - au moment où «7 ou 8 problèmes urgents» commandent toute son attention.

«Nous avons connu un bon départ. Mais ce n'est que le départ. Je suis fier de ce que nous avons accompli, mais je ne suis pas satisfait. Des millions d'Américains n'ont pas de travail et de maison. Le crédit n'est pas aussi efficace qu'il le devrait. Notre déficit à long terme est trop élevé.(...)»

Dans un point de presse diffusé mercredi soir sur les grands réseaux de télévision et sur internet, Barack Obama a répondu à plusieurs questions portant sur les grands enjeux du moment, mais aussi sur ses observations sur le rôle de président.

Par exemple, M.Obama s'est candidement dit surpris par le nombre de dossiers critiques qui arrivent simultanément sur le bureau du leader du pays le plus puissant du monde.

«Je n'avais pas anticipé faire face à la fois à la pire crise économique depuis la grande dépression, à l'épidémie de grippe, aux banques en difficulté... La plupart des présidents font face à deux ou trois gros problèmes. Nous faisons face à 7 ou 8 problèmes.»

Le président s'est dit troublé par la culture de l'immobilisme qui prévaut à Washington. «Le changement à Washington se produit lentement. Il y a beaucoup de prises de positions partisanes, et j'aurais aimé que cela soit laissé de côté, en ces périodes troubles. Malheureusement, cela n'a pas été le cas.»

M. Obama a aussi noté que son nouvel emploi lui donne beaucoup de pouvoirs, mais que les limitations sont importantes, et rarement mise en lumière.

«Je réalise que les pouvoirs du président ont des limites. Je ne peux pas appuyer sur un bouton, et faire en sorte que les banquiers font tout ce que je veux. Ou tirer un levier et convaincre le Congrès d'appuyer mes décisions.»

Nos valeurs profondes

Questionné sur les méthodes de torture autorisées par l'administration Bush, le président a réitéré son engagement envers les règles établies par la convention de Genève, et a invoqué les décisions prises par Churchill pour appuyer sa réflexion.

«Durant la seconde guerre mondiale, alors que Londres était bombardée, l'armée Britannique avait comme prisonniers 200 militaires allemands.

«Churchill aurait pu les torturer, mais il ne l'a pas fait, car il comprenait qu'à force de prendre des raccourcis, on corrompt nos valeurs les plus profondes.»

Interrogé sur la nécessité de fermer la frontière avec le Mexique pour tenter de d'endiguer la propagation du virus de la grippe porcine, comme cela a été suggéré par certains membres du Congrès, le président a rejeté cette éventualité.

«J'ai largement consulté nos experts en santé publique, quotidiennement et même parfois heure par heure, a-t-il indiqué. A ce stade, ils ne recommandent pas de fermer la frontière. D'après eux, ce serait comme fermer la porte de la grange après que les chevaux se sont échappés, parce que nous avons déjà des cas aux Etats-Unis».

Sur la question du rôle du gouvernement dans la sauvegarde des fabricants automobiles de Détroit, le président a rappelé que ce n'était pas de gaîté de coeur qu'il devait s'occuper du dossier.

«Les critiques disent, Obama veut contrôler la fabrication d'automobiles aux Etats-Unis. J'aimerais rappeler que je ne prends pas plaisir à me mêler de cela. C'est la situation à laquelle je suis confrontée. Mon objectif est que le gouvernement puisse se désengager des fabricants automobiles le plus vite possible.»

Barack sur la route

Plus tôt en journée, le président Obama s'est rendu dans la petite ville d'Arnold, au Missouri, pour y tenir une assemblée publique. Il y a souligné les principales réalisations de son administration, et appelé les Américains à se serrer les coudes au cours des prochains mois.

«J'ai confiance en l'avenir, mais je ne suis pas content du présent. Pas quand des travailleurs sont encore au chômage, et des familles sont incapables de payer leurs comptes. Cela prendra du temps, et de l'effort.

Nous allons reconstruire l'Amérique, et conserver notre rôle de phare dans le monde.»




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