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Un forcené abat 13 personnes

Le drame s'est produit dans un centre pour... (Photo: AFP)

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Le drame s'est produit dans un centre pour immigrants de Binghamton. Un homme a ouvert le feu sur deux réceptionnistes et une quinzaine d'autres personnes.

Photo: AFP

(New York) Un forcené a froidement abattu 13 personnes vendredi matin à Binghamton, une ville universitaire de 250 000 habitants de l'État de New York.

Vers 10h30, l'homme est arrivé au centre pour immigrants de l'American Civic Association. Armé de revolvers, il a commencé par bloquer la porte arrière du bâtiment avec sa voiture, avant d'entrer par celle de devant et d'ouvrir le feu sur deux réceptionnistes et une quinzaine d'autres personnes.

En tout, 14 personnes sont mortes, dont le tueur qui semblait s'être enlevé la vie, et quatre autres ont été grièvement blessées. En fin d'après-midi, toutefois, la police n'était pas absolument sûre que le forcené était bien mort.

«Nous avons de très bonnes raisons de penser que le tueur est parmi les morts», a expliqué Joseph Zizuski, chef de police de la ville. Il a précisé que le corps du suspect avait été trouvé avec une sacoche contenant des munitions. Selon l'Associated Press, il s'agirait de Jiverly Voong, un homme d'origine vietnamienne âgé de 41 ou 42 ans. Il aurait des liens avec le centre.

Les lieux de la prise d'otages, captés par Google View antérieurement

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«Nous ne connaissons pas le motif de ce geste pour l'instant», a dit le chef de police. C'est l'une des deux réceptionnistes qui a averti la police par téléphone. Atteinte d'une balle, elle a prétendu être morte et a attendu que le tueur se déplace dans une autre pièce pour appeler le 911.

Zhanar Tokhtobayeva, originaire du Kazakhstan, suivait un cours d'anglais dans le bâtiment lorsque le tireur fou a fait irruption. «J'ai entendu les coups de feu, tous les coups de feu. Je n'ai pas entendu de cri, juste du silence et des coups de feu», a-t-elle expliqué à l'Associated Press. Sur les conseils de son professeur, elle a trouvé refuge dans une pièce de rangement.

Trente-sept personnes ont pu sortir saines et sauves du bâtiment ; 26 d'entre elles s'étaient barricadées au sous-sol. La plupart sont des immigrants récents qui parlent peu ou pas anglais.

Gouverneur excédé

Après s'être rendu sur les lieux, le gouverneur de l'État de New York, David Paterson, n'a pas caché sa colère. «En mars, en Alabama, un homme a tué neuf personnes, dont quatre membres de sa famille. Le 22 mars, à Oakland en Californie, quatre policiers ont été tués dans la même journée. Et, maintenant, à Binghamton, nous avons probablement la pire tragédie dans l'histoire de cette ville. Quand allons-nous être capables d'arrêter ce genre de violence si stupide et si rapide que l'on n'arrive même à suivre les incidents?» a-t-il déploré.

Les habitants de Binghamton, berceau de la compagnie IBM, étaient évidemment sous le choc. La tuerie est survenue à quelques pas de l'artère principale de la ville. Le centre, logé dans un bâtiment moderne, est connu de tous.

Les nouveaux arrivants s'y rendaient régulièrement pour suivre des cours d'anglais. Certains y passaient même l'examen permettant de devenir citoyen américain.

 




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