La presse américaine faisait l'éloge mercredi du discours solennel de Barack Obama devant les deux Chambres réunies du Congrès la veille, saluant sa promesse de «jours meilleurs», mais aussi son assurance et son optimisme alors que le pays est pris dans une grave récession.

Mis à jour le 25 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

Barack Obama «semblait confiant --promettant que le pays se reconstruirait et ressortirait (de la crise) plus fort qu'il ne l'était avant-- sans toutefois minimiser les graves problèmes qui doivent être surmontés avant cela», estimait le New York Times dans son éditorial.

«La crise économique a besoin d'une action immédiate, audacieuse et complète. Et mardi soir, M. Obama a affiché l'ambition et la large vision qui lui ont permis de remporter la Maison Blanche et que la crise réclame», ajoutait le quotidien.

Le président américain «est monté sur la colline du Capitole la nuit dernière et a mis en jeu sa présidence pour sortir le pays de la crise économique», analysait pour sa part le Washington Post.

«Jamais depuis le discours solennel prononcé par Franklin D. Roosevelt huit jours après son investiture, les Américains n'avaient autant eu besoin d'un leader économique. Et jamais depuis Franklin D. Roosevelt il n'y avait eu un programme aussi audacieux et ambitieux ou aussi susceptible de remodeler le capitalisme américain», ajoutait le journal pour qui Barack Obama «ne semble pas capable de prononcer de mauvais discours».

«Ce n'était pas tellement un grand discours en fait, mais plutôt deux douzaines de petits discours, rattachés ensemble, chacun construit pour atteindre son point culminant, en général une promesse vers de jours meilleurs», jugeait le quotidien.

«Le président Obama a cherché à devenir "le rassembleur en chef" mardi soir, promettant des jours meilleurs, tout en étant honnête par rapport aux difficultés auxquelles est confronté le pays», estimait pour sa part le quotidien conservateur Washington Times.