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Poutine signe le décret reconnaissant l'indépendance de la Crimée

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

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Agence France-Presse
MOSCOU

Le président Vladimir Poutine a signé lundi un décret reconnaissant l'indépendance de la péninsule séparatiste ukrainienne de Crimée, a annoncé le Kremlin.

La Russie, «compte tenu de la volonté des peuples de Crimée exprimée lors du référendum du 16 mars 2014», décide de «reconnaître la République de Crimée comme État souverain et indépendant où la ville de Sébastopol a un statut spécial», selon le texte du décret publié par la présidence russe.

Le décret entre en vigueur «le jour de sa signature», selon ce texte.

En termes de droit international, la reconnaissance de la Crimée comme État indépendant est une étape nécessaire pour son intégration à la Russie. Celle-ci doit faire l'objet d'un accord entre deux États indépendants.

La Crimée, occupée depuis plus de deux semaines par les troupes russes, a massivement voté dimanche pour le rattachement à la Russie dans un référendum jugé illégitime par Kiev et la communauté internationale.

Son Parlement a décidé lundi à l'unanimité de demander officiellement l'intégration de la Crimée à la Fédération de Russie avec statut de république.

Une délégation de la Crimée, conduite par son premier ministre séparatiste Serguiï Axionov, est arrivée lundi à Moscou. C'est vendredi que la Douma, chambre basse du parlement russe, doit voter sur un projet de loi portant le rattachement de la péninsule à la Fédération de Russie.

Le Parlement de Crimée demande le rattachement à la Russie

Le Parlement de Crimée a voté lundi matin le rattachement de la péninsule à la Russie et la nationalisation des biens de l'État ukrainien dans la région sécessionniste.

Cette décision implique aussi la dissolution des unités de l'armée ukrainienne stationnées en Crimée, selon le président du Parlement.

> Réagissez sur le blogue de Richard Hétu

Au lendemain du référendum qui a plébiscité à 97% des votants la séparation avec l'Ukraine et la demande de rattachement à la Fédération de Russie, les parlementaires se sont prononcés à l'unanimité des présents (85 voix sur 85).

«La république de Crimée demande aux Nations unies et à tous les pays du monde de la reconnaître comme un État indépendant», stipule le texte adopté par le Parlement à Simféropol. «Et elle demande à la Fédération de Russie de l'accepter comme l'un de ses membres».

Le document précise que les lois ukrainiennes ne s'appliquent plus en Crimée et que les autorités de Kiev n'y exercent plus aucune autorité.

«Il n'y a plus d'activités des institutions ukrainiennes sur le territoire de la Crimée» ajoute le texte. «Leurs pouvoirs, leurs avoirs et leurs budgets sont transférés aux organes d'État de la République de Crimée. Tous les établissements, entreprises et organisations ukrainiennes ou à participation ukrainienne sont transférés à la Crimée».

Le dirigeant séparatiste Serguiï Axionov a par ailleurs précisé que la péninsule passerait le 30 mars à l'heure de Moscou, GMT +4, soit deux heures plus tôt que l'heure de Kiev actuellement en vigueur en Crimée.

Il avait auparavant estimé que la transition de toutes les institutions de Crimée vers la Russie prendrait au moins un an.

Il avait également assuré que le rouble allait entrer en circulation dans le courant de la semaine et que la monnaie locale allait conserver cours légal pendant au moins six mois.

Une délégation du Parlement de Crimée doit partir lundi pour Moscou, où la Douma (chambre basse du Parlement russe) doit voter vendredi en faveur de l'inclusion de la Crimée à la Fédération de Russie.

La nationalisation de tous les biens détenus en Crimée par l'État ukrainien pourrait concerner également les bases militaires encerclées depuis la fin février par des civils pro-russes et des milliers de soldats envoyés par Moscou.

S'adressant à la presse à l'issue de la session, le président du Parlement, Volodymyr Konstantinov a précisé que l'assemblée avait voté la dissolution de toutes les unités militaires ukrainiennes en Crimée.

«Les unités vont être dissoutes» a-t-il dit. «Ceux (les militaires) qui veulent vivre ici le pourront. Nous examinerons la question de ceux qui veulent prêter serment» aux nouvelles autorités sécessionnistes.

Les autorités séparatistes de Simféropol ont à plusieurs reprises indiqué que les soldats voulant rester fidèles à Kiev seraient obligés de quitter la péninsule. Ceux originaires de Crimée et acceptant de prêter serment au nouveau pouvoir pourront rester puis être incorporés dans l'armée russe.

Selon M. Axionov, qui l'a affirmé dans un tweet, 500 soldats ukrainiens auraient déjà quitté leurs bases dans la ville portuaire de Sébastopol.




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