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Le CSTC défend la collecte de métadonnées

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Le chef du CSTC John Forster a été convoqué lundi devant un comité du Sénat.

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

La Presse Canadienne
Ottawa

Le chef de l'agence canadienne de surveillance des communications affirme qu'une tentative visant à mieux comprendre le fonctionnement des systèmes d'Internet sans-fil des aéroports n'avait pas violé la vie privée des Canadiens.

John Forster a déclaré devant un comité du Sénat que le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC) ne faisait que recueillir des métadonnées, et non pas le contenu des messages échangés.

Un document obtenu par la CBC indique que le projet pilote était destiné à aider l'agence à localiser des kidnappeurs et des terroristes.

Une présentation Powerpoint du CSTC suggère que des informations ont été obtenues à l'aide d'un réseau sans-fil gratuit offert dans un aéroport non identifié au pays, et ce sur une période de deux semaines.

Selon M. Forster, l'agence tentait de mettre au point un modèle mathématique pour aider à dégager une tendance en matière de communications dans un endroit public - un aéroport dans ce cas-ci.

Il a précisé que le modèle avait par la suite été utilisé à au moins deux autres reprises pour identifier des cibles étrangères légitimes.

Le document de présentation remontant à mai 2012 suggère que le projet pourrait aider des responsables de la sécurité à retrouver la trace d'un kidnappeur opérant à partir d'une zone rurale s'étant rendu en ville pour effectuer un appel de rançon.

Le CSTC, sis à Ottawa, surveille les activités informatiques, satellitaires, radio et téléphoniques de personnes, d'États, d'organisations et de groupes terroristes représentant un intérêt pour les services de renseignement du Canada.

L'organisation joue un rôle important au sein du réseau de renseignement «Five Eyes» qui rassemble des agences des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.

Certains défenseurs des libertés civiles soutiennent que la surveillance des métadonnées par l'agence est inquiétante puisque même des informations supposément sans conséquence peuvent en révéler beaucoup à propos d'une personne, comme son emplacement et ses contacts.

Plus tôt dans la journée, le conseiller en matière de sécurité nationale Stephen Rigby a confié aux sénateurs qu'il «n'était pas entièrement persuadé» que le CSTC s'était «connecté» à un système d'Internet sans-fil d'un aéroport.

Au dire de M. Rigby, le projet n'a pas compromis les communications privées des Canadiens.

De son côté, le Nouveau Parti démocratique a présenté lundi une motion demandant au ministre de la Défense et à M. Forster de paraître devant le comité de la défense.

Selon le porte-parole néo-démocrate en matière de défense Jack Harris, «les plus récents rapports sur les activités criminelles du CSTC sont très préoccupants, tout comme l'incapacité du gouvernement à dire si les Canadiens ont été espionnés ou non».




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